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lundi 24 octobre 2011

Vital Kamerhe a égratigné Tshisekedi lors de sa signature à la CENI du Code de bonne conduite électorale

Kinshasa, 24/10/2011 / Politique
On est encore loin de percevoir les signes de l’unification même de dernière minute du camp de l’opposition, tels que ses ténors la font toujours espérer alors que le candidat président Kamerhe s’est permis de tancer son concurrent Tshisekedi sur la signature du code de bonne conduite à laquelle le leader de l’UNC s’est finalement conformé. C’est  le vendredi 21 octobre dernier que le président de l’Union pour la nation congolaise (Unc) et candidat à l’élection présidentielle de 2011, a signé le code de bonne conduite électorale. A l’occasion, Vital Kamerhe s’est empressé de convier les autres prétendants à suivre son exemple, question de favoriser la tenue de l’opération électorale dans un climat de sérénité, tant avant, pendant qu’après le vote. « Chaque candidat doit prendre l’engagement d’accepter les résultats dès lors que tous nous sommes convaincus- et c’est le travail du pasteur Mulunda qui doit nous convaincre- que le dispositif qui est mis en place garantit la transparence ».
Telle a été la pédagogie du président de l’Unc à la presse au sortir du bureau de la Céni. Allusion faite certainement à celui qui est devenu son plus important adversaire, Etienne Tshisékedi wa Mulumba, le patron de l’Udps qui développe une conditionnalité subjective pour esquiver cette obligation citoyenne. Le Code de bonne conduite n’a pas un caractère coercitif, mais son engagement traduit les disponibilités démocratiques et responsables d’un candidat à respecter les fondamentaux d’un régime démocratique. Aussi le président de l’Unc s’est-il interrogé sur la conduite d’un candidat à l’élection présidentielle qui ne prenne pas l’engagement de respecter la loi électorale et la Constitution, de respecter les autres candidats, de faire une campagne loyale et d’éviter tout appel à la haine ethnique.
Occasion pour le président de l’Unc de réaffirmer son opposition à  l’expression de la violence, à la politique de conduire des innocents à la mort. « Même si  nous recherchons le pouvoir, nous le recherchons avant tout pour le peuple congolais, ça ne sert à rien de verser le sang, devenir président de la République et régner sur les morts », a-t-il expliqué. Et de prévenir sur le caractère inévitable de la contestation postélectorale; et Vital Kamerhe conseille : « Ce qu’il faut faire, c’est les minimiser. Pour cela, il faut minimiser la tricherie et les irrégularités. Et nous allons y travailler ».
Cette prestation a l’avantage d’édifier sur le caractère inéluctable de la scission entre Kamerhe et Tshisekedi, comme elle renseigne sur les raisons de ce divorce précoce. Visiblement, le président de l’Unc n’agrée pas la politique de l’Udps de jeter les jeunes dans la rue où leur conduite débouche sur des actes de vandalisme, voire mort de personne humaine. Les deux personnalités développent également une répulsion mutuelle en raison de la politique de radicalisme aveugle pratiquée par l’aîné depuis plusieurs décennies, sans malheureusement porter les fruits escomptés.
Une vielle politique sous l’ombre de laquelle se cache le refus de prendre les rênes de la gestion du pays. Sous Mobutu déjà il était affirmé l’incapacité d’Etienne Tshisekedi à assurer la gestion des affaires de l’Etat, en dépit du mythe organisé autour de sa personne. Le divorce est donc consomme entre Etienne Tshisekedi et Kamerhe, un duo dont le ticket était de tous les rêves pour les opposants déterminés à contrer la réélection de Joseph Kabila. Une analyse dénouée de toute objectivité pour ceux qui ne se sont jamais convaincus du caractère négatif du combat mené par le président de l’Udps.
Cycle de violence persistante dans l’opposition : des combattants de l’UDPS ont agressé deux policiers
Des partisans de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) ont tabassé, vendredi 21 octobre, deux éléments de la police nationale congolaise (Pnc) dans la commune de Limete à Kinshasa. Le commandant de la police d’intervention rapide (Pir), le colonel Seguin Ngoyi, affirme que les deux policiers venaient de la parade lorsqu’ils ont été agressés. « Il était 13h30’ locales, vers l’Eglise « Amen » à Limete. Les agresseurs se sont présentés comme une branche de l’Udps », explique le colonel Seguin. Il ajoute que l’une des victimes est internée au centre médical de la police dans la commune de Kasa-Vubu.
Pour sa part, le secrétaire général de l’Udps, Jacquemin Shabani, dit ne pas être au courant de cet incident. La veille de cet incident, les militants de l’UDPS et partis alliés de l’opposition ont été violemment dispersés par la police sur le boulevard du 30 juin. Ils exigeaient de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) la transparence du processus électoral et l’accès au fichier électoral pour maîtriser la cartographie électorale. Quelques militants ont été blessés et d’autres interpellés.

James Momba/La République
(TH/DN/GW/PKF)
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