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mardi 5 février 2013

Depuis le week-end dernier. Matata aux Etats-Unis d’Amérique. L’ONU, le FMI et la Banque mondiale dans l’agenda

(L'Avenir Quotidien 04/02/2013)
Depuis le week-end dernier, le Premier ministre Matata Ponyo effectue, pour la première fois, un voyage aux Etats-Unis d’Amérique. A New-York, le chef du Gouvernement congolais va rencontrer le Secrétaire général de l’ONU, Ban ki-Moon, après le report sine die de la signature d’un accord-cadre sur la paix et la sécurité en Rd Congo

A Washington, l’agenda du Premier ministre prévoit des échanges avec Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international, qui avait manifesté sa décision de ne pas poursuivre l’appui au programme économique de la Rd Congo. Ici, Matata Ponyo va démontrer que son Gouvernement a non seulement rempli tous les critères exigés dans le programme, mais il est aussi un bon élève en ce qui concerne la maîtrise du cadre macroéconomique en Afrique subsaharienne.
C’est depuis le week-end dernier que le Premier ministre Matata Ponyo se trouve aux Etats-Unis d’Amérique. Peu avant de prendre son avion, le chef de l’exécutif congolais avait réuni la presse pour faire le bilan de l’exercice 2012 et rendre publiques les perspectives pour 2013. Pour lui, la Rd Congo n’étant pas un va-t-en guerre, convaincu d’avoir affaire à une agression orchestrée de l’extérieur, malgré les dénégations des auteurs, a privilégié la voie diplomatique pour conjurer l’ignominie.
Des sources sûres, nous apprenons qu’il va rencontrer à New-York le Secrétaire général de l’Onu, Ban ki-Moon, après le report sine die de l’accord-cadre sur la paix et la sécurité en Rd Congo. Dans cette ville, le Premier ministre détient une mallette des propositions concrètes au Secrétaire général, lorsqu’on sait que tout juste après le report de cet accord à Addis-Abeba, le président de la République Joseph Kabila a été de passage en Tanzanie, pays qui occupe la présidence de la SADC et dont certaines troupes sont déjà disponibilisées pour composer la Force Internationale Neutre.
Matata Ponyo va à New-York tout en ayant à cœur les pourparlers de Kampala, dont l’objectif est non seulement d’écouter les revendications des rebelles, mais aussi de mettre un terme à la guerre qui déchire cette partie de la République. Et ce, après avoir rencontré un franc succès lors de son périple européen de l’année dernière. En ce début d’année, le chef de l’exécutif congolais voudrait présenter à Ban ki-Moon la recette à la congolaise pour trouver solution à la guerre qui déchire son pays.
La reprise du programme
Après avoir terminé avec la ville politique qu’est New-York, Matata Ponyo se rendra à Washington, la ville économique, où siègent la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Au FMI, le Premier ministre compte rencontrer Mme Christine Lagarde, Directrice générale de cette Institution de Bretton Woods.
En effet, la décision pour le FMI de ne pas poursuivre l’appui au programme économique du Gouvernement a laissé un goût amer dans les relations entre les deux. Le Premier ministre était le premier à dire que la décision du FMI était disproportionnée. Et cette décision avait étonné tous les Congolais, même les partenaires bilatéraux qui la trouvaient incompréhensible, inappropriée et injustifiée.
Disons que le Gouvernement et la Banque centrale du Congo ont rempli tous les critères exigés dans le programme, en appliquant notamment une politique budgétaire rigoureuse, dont certains Congolais sont victimes avec le non paiement de la dette intérieure.
Sur 100%, le Gouvernement congolais a obtenu 99% et ce serait à cause de 1% non réalisé que le programme aurait échoué. Cette attitude n’est pas juste et elle est incompréhensible, surtout que le dossier incriminé, la cession par la Gécamines de 25% de sa participation dans COMIDE, est un dossier clair et transparent dans lequel toute l’information a été fournie et la transaction a respecté strictement les statuts de la société.
Il est quand même surprenant de constater que c’est avec le soutien actif et pressant de la Banque mondiale que la réforme des entreprises publiques a été finalisée par le Parlement. Raison pour laquelle le Gouvernement et la Gécamines ont décidé d’aller ensemble à Washington pour expliquer davantage ce dossier dans lequel les intérêts de la société et du pays ont été sauvegardés.
Il faut tout de même dire que le FMI est déterminé à reprendre le programme avec la Rd Congo pour deux raisons. Pour preuve, le FMI a dépêché son spécialiste pour la Rd Congo qui a échangé avec le Premier ministre la semaine dernière et qui a même pris part au forum sur la transparence dans le secteur minier congolais. En plus, la Rd Congo est l’un de pays qui gèrent bien leurs économies depuis un certain temps et qui constituent donc un modèle en Afrique subsaharienne.
Matata s’adresse à la presse
Peu avant de quitter la Rd Congo, Matata Ponyo a animé un point de presse dans lequel il a évalué le parcours fait par son Gouvernement pendant les huit mois de sa gestion au cours de l’année 2O12. Ainsi, a-t-il fait ce bilan et dressé les perspectives à travers ces quatre volets : politique, sécuritaire et diplomatique, économique, et socio-culturel ainsi que et le volet des réformes et de l’amélioration du climat des affaires et des investissements.
Au plan politique, sécuritaire et diplomatique, le Premier ministre a rappelé le problème majeur d’insécurité dans l’Est du pays avec une guerre d’agression qui menace son intégrité territoriale à cause des visées hégémonistes et des convoitises de quelques-uns de ses voisins. « Notre pays, n’étant pas un va-t-en guerre, convaincu d’avoir affaire à une agression orchestrée de l’extérieur, malgré les dénégations des auteurs, a privilégié la voie diplomatique pour conjurer l’ignominie », dit-il. Et de poursuivre que c’est grâce à la diplomatie agissante qu’il a été possible de mobiliser la communauté internationale qui a fini par reconnaître l’évidence, et s’est prononcé à travers des résolutions pertinentes des Nations Unies ainsi que les prises de position claires des pays amis comme les Etats-Unis d’Amérique, la France, la Belgique, la Grande Bretagne et d’autres encore.
Poser les bases d’une croissance accélérée
Nonobstant le contexte économique mondial incertain, la stabilité macroéconomique de la Rd Congo a été consolidée et les bases d’une croissance accélérée ont été davantage posées, explique le Premier ministre. Ainsi, la croissance économique a-t-elle été maintenue à une moyenne de 6,0% sur la période de 2009-2012, contre une réalisation de 5% sur la période précédente de 2001-2008. En 2012, ce taux s’est situé à 7,2%.
L’inflation pour sa part a été maîtrisée et ramenée structurellement à un chiffre, niveau cible du programme. Au terme de l’année 2012, le taux d’inflation a été de 2,72% malgré un contexte international marqué par la flambée des prix, etc.
En ce moment, poursuit le chef de l’exécutif, son Gouvernement vient de boucler l’élaboration des politiques économiques pour l’horizon 2013. Dans ce cadre, il s’engage à la poursuite des objectifs quantitatifs et prioritaires allant dans le sens de la consolidation de la stabilité du cadre macroéconomique, de la poursuite de la construction et de la modernisation des infrastructures de base, la diversification et l’intégration de l’économie nationale.
Ainsi, est-il envisagé un taux d’inflation fin période de 4% en 2013 et de 3,5% en 2015. Quant au taux de croissance, la cible pour 2013 est de 8,2% et sera porté à 2 chiffres déjà en 2015, soit 11,8%. Pour atteindre ces objectifs, la poursuite des réformes se fera en termes des politiques sectorielles qui vont prendre en charge l’agriculture, les mines, les hydrocarbures, les infrastructures de transport et voies de communications, l’énergie, etc.
Sur le plan stratégique, le Gouvernement attend opérationnaliser les Zones Economiques Spéciales en créant les externalités favorables aux investissements publics dans le transport (routes, voiries, chemins de fer, voies navigables, ports, ponts et aéroports), l’électricité (construction des centrales hydroélectriques), l’éducation et la santé (écoles et hôpitaux) qui exercent l’effet le plus vigoureux sur la croissance.
A ce sujet, il y a lieu de noter que les infrastructures routières ont la double caractéristique de constituer un élément fondamental de désenclavement des populations et de jouer un rôle majeur dans le développement économique, grâce aux incitations à investir des privés. La priorité reconnue au secteur agricole est prise en compte à partir des passerelles de communication entre les zones industrielles et les aires agricoles. Dans ces conditions, les pistes rurales sont essentielles à la collecte et à l’évacuation des productions agricoles. Et, c’est à partir de cette stratégie (qui permet d’éviter les points de rupture) qu’on peut s’attendre aux fortes externalités des dépenses publiques en infrastructures routières sur la croissance économique.
Dans le secteur des télécommunications, la lutte contre la fraude sur les terminaux d’appels du code 243 sera effective à partir de ce mois de février 2013. La mise en service de la station d’atterrage de Moanda interviendra à la fin du premier trimestre de l’année en cours. Avant la fin de cette année, la norme de la télé numérique sera choisie et immédiatement interviendra la migration.

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