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jeudi 14 février 2013

Des drones dans l'est de la RDC d'ici l'été, selon Kinshasa

Pour la première fois dans l'histoire d'une mission des Nations unies, des drones de surveillance pourraient être utilisés prochainement par les casques bleus, dans l'est de la République démocratique du Congo.
"Le processus d'acquisition des drones a déjà été lancé. Ils devraient être opérationnels d'ici juin ou juillet", a déclaré jeudi le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo Mapon à des journalistes, de retour d'un voyage à New York où il a rencontré le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon.
Le recours à ces aéronefs sans pilote a été approuvé le 24 janvier par le Conseil de sécurité pour surveiller les zones frontalières de l'est de la RDC, où les experts de l'Onu accusent les rebelles du M23 de recevoir le soutien du Rwanda et de l'Ouganda voisins.
Face aux réticences manifestées par le Rwanda, la Chine et la Russie, le Conseil de sécurité n'a toutefois accepté ce déploiement qu'à titre expérimental, "au cas par cas".
Le secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a souligné que ces engins permettraient de mieux surveiller une région forestière et accidentée où les routes sont rares. Mais contrairement aux appareils employés par les Etats-Unis au Pakistan ou au Yémen, ces drones ne seront pas armés.
La mission de l'Onu en RDC, la Monusco, réclame ces drones de surveillance depuis 2008. L'idée est redevenue d'actualité depuis l'offensive éclair lancée en avril 2012 par les rebelles du mouvement du 23-Mars (M23).
Les insurgés ont occupé Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, à la frontière avec le Rwanda, pendant onze jours en novembre dernier avant de s'en retirer, portant un coup sévère à l'image de la Monusco, dont les casques bleus sont restés impuissants devant leur progression.
Une trêve est en vigueur depuis janvier et des négociations sont en cours entre Kinshasa et les rebelles.
Augustin Matata Ponyo Mapon a fait savoir que des progrès importants avaient été accomplis en vue du déploiement dans l'Est d'une force d'intervention africaine de 4.000 hommes dont la création a été validée par les pays d'Afrique centrale.

lesechos.fr


 
 

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