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jeudi 14 février 2013

APCBCO : Nouvelle coalition armée en RDC

A peine une semaine que l'Union des forces révolutionnaires du Congo (UFRC) venait grossir la liste déjà kilométrique des groupes armés rebelles opérant dans la province du Sud Kivu, une autre coalition des groupes armés baptisée Alliance des patriotes contre la balkanisation de la République démocratique du Congo (APCBCO) vient de faire son apparition au Nord-Kivu. Si l'objectif de l'UFRC est de déstabiliser le pouvoir en place incarné par le président Joseph Kabila Kabange, l'APCBCO elle, dit militer pour la non balkanisation du pays victime des agressions des pays voisins par des nationaux interposés. Ce mobile somme toute louable et séduisant, peut apparaître dans un premier temps légitime, mais quand on connaît le passé obscur des groupes armés formant cette coalition, nous avons tout simplement à faire à une bande des criminels intéressée au contrôle des ressources minières que décèlent cette riche province.
Véritable casserole bouillonnante, la partie orientale de la République démocratique du Congo apparait comme un terreau favorable aux conflits armés, les seigneurs de guerre y poussent à volonté. A peine une semaine que l'Union des forces révolutionnaires du Congo (UFRC) venait grossir la liste déjà kilométrique des groupes armés rebelles opérant dans la province du Sud Kivu, une autre coalition des groupes armés baptisée Alliance des patriotes contre la balkanisation de la République démocratique du Congo (APCBCO) vient de faire son apparition dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord Kivu.
Cette nouvelle de nature à susciter le doute sur le retour bientôt de paix durable dans cette partie du pays, a été livrée hier mercredi 13 février, au cours du point de presse hebdomadaire conjoint des Nations Unies.
La nouvelle rébellion répertoriée dans la province martyre du Nord Kivu est dirigée par un prétendu " général " Janvier Buingo Karairi de l'Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS). Elle a vu le jour le 5 février courant à Masisi. C'est une coalition des groupes armés ayant pignon sur rue dans ce territoire, voire au Nord Kivu. Il s'agit notamment de : l'Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS), la Force de défense congolaise (FDC), le groupe Maï Maï Nyatura, les Forces de défense congolaise Nyamboko I et Nyamboko II, les Maï Maï Rahiya Mutomboki et le Mouvement d'action pour le changement (MAC).
" Une réunion de cette coalition s'est d'ailleurs tenue à la paroisse de Masisi, à laquelle ont participé les chefs des localités de Muteri, Buabo, Lushebere, ainsi que les chefs des postes administratifs de Mahanga et Gomashi ", a révélé le porte-parole militaire de la Mission de l'organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), Félix Prosper Basse.
Si l'objectif de l'UFRC est de déstabiliser le pouvoir en place incarné par le président Joseph Kabila Kabange, l'APCBCO elle, dit militer pour la non balkanisation du pays victime des agressions des pays voisins par des nationaux interposés.
Ce mobile somme toute louable et séduisant, peut apparaître dans un premier temps légitime, mais quand on connaît le passé obscur des groupes armés formant cette coalition, nous avons tout simplement à faire à une bande des criminels intéressée au contrôle des ressources minières que décèlent cette riche province.
Vendeurs d'illusions peu crédibles
Les mêmes groupes armés qui prétendent lutter pour les intérêts nationaux, pillent, commettent des exactions contre les populations civiles. Ils s'en prennent aux Forces armées de la République du Congo (FARDC) qu'ils considèrent comme forces ennemies.
On aura tout vu dans ce pays, avec de tels aventuriers armés clamant se battre pour l'intangibilité et l'intégrité territoriale de la RDC. Qui pourra croire à cette entreprise criminelle, mieux à cette farce, rien qu'en considérant les traitements inhumains, dégradants qu'ils infligent aux populations civiles dans les zones sous leur contrôle. En tout cas, ces vendeurs d'illusions sont loin d'être crédibles.
Selon toute évidence, la faiblesse actuelle de notre armée, que nous voulons éphémère, favorise aussi les aventuriers de tous poils de tenter le diable, tout en narguant le pouvoir établi. Le meilleur moyen de mettre définitivement un terme ou de dissuader tous les petits seigneurs de guerre reste la création d'une armée nationale forte et républicaine prête à faire face devant n'importe qu'elle situation contraignante.
Par ailleurs, la mission onusienne en RDC note que l'environnement sécuritaire au Nord Kivu est resté tendu et imprévisible. Vraisemblablement à cause de l'activisme des groupes armés, le Mouvement du 23 mars (M23), en premier.
Les éléments du M 23 particulièrement s'illustrent par des actes de violence et exactions contre des populations locales dans les zones qu'ils contrôlent. Pour s'en convaincre, il a été fait état le 4 février courant, de l'enlèvement à Kiwanja de Monsieur Dieudonné Magamba, résident du village Kabutembo, situé aux environs de Goma. Il a été séquestré par un officier du M 23 pendant trois jours avant d'être libéré plus tard.
Pas plus tard que le 5 février courant, un détachement du mouvement rebelle composé de 15 hommes a tenté de s'introduire de force dans le camp des déplacés dans la localité de Kiwanja. Alerté, le commandant du poste opérationnel des forces de la Monusco de cette localité, a promptement déployé une patrouille d'intervention rapide agressive, empêchant ainsi l'accès aux rebelles.
" Le même jour, les rapports ont signalé l'arrestation de douze femmes au village Katale par le M 23, pour refus de participation aux travaux communautaires de balayage des routes imposés à tous les villageois. Grâce à l'intervention de la Monusco et des autorités locales, elles furent libérées contre paiement d'une amende ", a indiqué le lieutenant colonel Félix Prosper Basse.
Il a également fait savoir que, le 9 février courant, la promptitude de la réaction de la patrouille d'intervention rapide du poste opérationnel des forces onusiennes de Kashebere, a permis l'arrestation des éléments des Forces acquises au changement (FAC), qui ont agressé et pillé un civil à Lushali, localité située à 2 kilomètres au Sud-est de Kashebere.
Des notables séquestrés à Bunangabo par le M23
Toujours le 9 février courant, l'on a assisté à la fin de la deuxième phase d'endoctrinement initiée le 31 janvier dernier par le M 23 à Rumangabo. Une campagne de lavage de cerveaux imposée à tous les chefs des villages et des quartiers par le mouvement rebelle.
Certains de ces nobles séquestrés pour s'être opposé à cette opération de lavage de cerveaux, souligne-t-on, ont été torturés par les services de répression du M 23.
L'environnement sécuritaire reste également volatile et tendue dans la province du Sud Kivu, renseigne la mission onusienne. Au Sud Kivu, ce sont surtout les Maï Maï Rahiya Mutomboki qui font parler d'eux.
Ils ont lancé plusieurs attaques ces derniers temps contre les positions FARDC basées dans les territoires de Walungu et de Shabunda.
Dans l'entre-temps, indique-t-on, l'équipe médicale du 2ème bataillon pakistanais de la Monusco a organisé en collaboration avec l'administration locale et le centre médical de Kavumu dans l'enceinte du cantonnement FARDC de Nyamuniyuni, un camp médical au profit de 383 déplacés de la région, qui ont reçu des traitements à titre gracieux.
Le lendemain, soit le 5 février courant, les Maï Maï Rahiya Mutomboki ont poursuivi leur entreprise de subversion, en s'attaquant aux troupes du 10101ème bataillon FARDC stationnées à la localité Batuba, située à 59 kilomètres au nord du territoire de Shabunda. Visiblement décidées à se faire respecter, les FARDC ont vigoureusement riposté au point de contraindre les assaillants à se replier. Il y a cependant deux victimes collatéraux, une femme et un enfant.
Ragaillardies par cette action musclée, les FARDC ont mis le 6 février courant, hors d'état de nuire deux éléments Maï Maï Rahiya Mutomboki et coulé deux de leurs embarcations, lors d'accrochages survenus sur la rivière Ulindi, à hauteur du village Kacheley, situé à 32 kilomètres au nord de Mwenga.
Toujours dans le cadre de leur mandat, des casques bleus du 3ème bataillon pakistanais des forces de la Monusco ont été déployés au village Katanga, situé à 28 kilomètres à l'ouest d'Uvira, dans le but d'assurer la protection des membres d'une mission conjointe d'évaluation, dépêchée dans la région pour juger de la situation sécuritaire et vérifier les allégations de violations des droits de l'homme commises par les éléments du front national de libération (FNL).

[Dovin Ntelolo Diasonga]
afrique.kongotimes.info

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