Les quotidiens parus ce lundi 6 février à Kinshasa reviennent sur la conférence de presse tenu vendredi par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, M. Lambert Mende qui avait apporté un cinglant démenti sur une absence suspectée et cachée sciemment au pays du président de la République. L’article sur ce sujet est présenté par LA PROSPERITE qui annonce en titre que : « En fuite, malade ou abandon des postes. Mende rassure : Kabila est bel et bien à Kinshasa et en bonne santé ! ».
S’agissant d’une autre rumeur qui circule avec persistance dans plusieurs milieux politiques notamment ceux proches de l’opposition à propos d’un dialogue en vue entre les principaux camps et cela aux fins de décrisper pour le moins la tension postélectorale, le même ministre Lambert Mende en a proclamé haut et fort un niet catégorique. Le journal L’AVENIR a présenté le sujet en grand titre de sa manchette du jour. L’AVENIR annonce, en effet, dans ce titre de la une de son édition que : « Lambert Mende est formel. Pas de dialogue pour le partage du pouvoir ».
Quant à la controverse autour de la reconnaissance de la réélection du président Joseph Kabila, c’est LE PALMARES qui signale dans son article de manchette également un certain embarras constaté au Département d’Etat pour se prononcer sur la question. Selon LE PALMARES ainsi que sa dite manchette est titrée : « Présidentielle 2011. Réélection de J. Kabila : Hillary Clinton bloquée par la Belgique ! ».
Le journal explique dans les points du sous-titre que : « A propos de la présidentielle du 28 novembre 2011, la Belgique a déjà tranché en faveur de la RDC et de son Président réélu. Cette position de l’ancienne métropole met le chef de la diplomatie américaine en difficulté. Le Département d’Etat (américain), quoique le souhaitant, n’arrive pas à décrédibiliser la réélection de J. Kabila. La jurisprudence internationale établissant que la voix d’une ancienne métropole est prépondérante ».
A côté de ces sortes de spéculations autour de l’aboutissement en vue du chaud processus électoral et les différentes polémiques qu’il a suscitées, les journaux évoquent les autres réalités tournées vers l’avenir celles-là, en l’occurrence le début de la mise en place des institutions issues des élections en question. LE POTENTIEL annonce à ce propos et en gros titre de sa manchette que : « Sauf imprévu. Convocation de l’Assemblée nationale le 17 février ».
Dans le chapeau introductif de l’article, LE POTENTIEL écrit : « On approche lentement et sûrement de la mise en place des nouvelles institutions de la République issues des élections. Certes, le compte sera bon aussitôt le verdict de la Cour suprême de Justice aura été rendu public après examen de tous les recours. Mais en attendant, poursuit le journal, il faut faire avec le cheminement du train électoral, bon gré mal gré. Bientôt il sera question de l’installation de la nouvelle Assemblée nationale ».
Toujours autour de l’installation de la nouvelle instance de la représentation nationale, LE POTENTIEL consacre au sujet un deuxième article que le journal présente sous le titre ci-après, à savoir : « Prochaine Assemblée nationale. Y a-t-il risque d’avoir une nouvelle chambre d’enregistrement ? ». Voici ce que LE POTENTIEL en dit exactement.
« Il a été écrit, relève le journal, que 2006 ne serait pas différent de 2011. La nouvelle Assemblée nationale va être de nouveau marquée du sceau de la Majorité présidentielle. Il en sera ainsi durant la nouvelle législature et l’opposition sera obligée, malgré elle, de ne faire que de la figuration. Comme il y a cinq ans ».
Dans le registre de la polémique et autres controverses interminables des élections, LE POTENTIEL présente le problème dans un article très indicatif de la tension créée par cette situation. Cet article porte le titre qui en dit long suivant : « Violences électorales. La CENI invite le PGR à poursuivre les candidats fauteurs de troubles ».
Selon cet article, ainsi que l’écrit LE POTENTIEL, « Le bureau de la CENI invite le Procureur général de la République (PGR) à poursuivre devant la justice tous les candidats à la députation nationale accusés de fauteurs de troubles lors des législatives du 28 novembre 2011 ».
Dans le lot de ces sales affaires électorales, LE PHARE met en exergue ce que ce journal considère précisément toute une « Affaire du député Bakungu », suivant l’expression de l’avant-titre de l’article portant le titre proprement dit et interrogateur ci-après : « Nouveau coup monté contre Kamerhe et UNC ? ».
LE PHARE introduit l’article en écrivant dans son chapeau que : « Le député Dieudonné Bokungu, député national et ancien vice-gouverneur du Nord-Kivu, se trouve devant la Cour suprême de Justice, où il a été déferré en procédure de flagrance dans une affaire liée à la détention illégale d’armes et au projet d’attaque armée sur la ville de Goma. En attendant que cette Haute Cour examine le dossier au plan du fond, l’incriminé est placé en résidence surveillée ».
Quant à la relation de l’affaire avec le président du parti UNC, le journal LE PHARE écrit que « Vital (Kamerhe) voit dans les ennuis judiciaires de ce député très populaire dans son terroir l’expression des calculs politiques des ennemis de la montée en puissance de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), qui aligne à la date du 1er février 2012 la flatteuse phalange de 18 députés élus, soit presque autant qu’un parti de vieille création comme le Palu (10 députés), le RCD/Goma (zéro député), etc. ».

Daniel Nzuzi/MMC


(DN/Yes)