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jeudi 1 mars 2012

Didier Reynders met l'accent sur le printemps arabe, la Syrie et la RDC

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders s'est adressé jeudi à Genève au Conseil des droits de l'homme de l'Onu en mettant l'accent sur les pays du printemps arabe, la Syrie et la République démocratique du Congo (RDC). 
"Le formidable optimisme qui avait initialement accompagné les soulèvements en Tunisie et en Libye peut être mis en péril par le défi socio-économique", a souligné Didier Reynders, lors de son allocution à l'occasion de la 19e session du Conseil.
Jugeant que le respect des minorités, la situation de la femme, la place de la religion dans la société et le redressement économique constituaient des "indicateurs-clés" sur la voie du progrès, il s'est dit "très préoccupé à cet égard par les restrictions à l'encontre des organisations non gouvernementales (ONG) en Egypte".
En Syrie, à propos de laquelle l'organisation mondiale a adopté une nouvelle résolution jeudi matin, les autorités se sont "enfermées dans une logique de répression aveugle et barbare" et ont "dès lors perdu toute légitimité", a indiqué Didier Reynders à propos du régime de Bachar al-Assad.
"Je crains de devoir être très pessimiste: quand un pays emprunte le chemin de la barbarie, il fait rarement marche arrière", a-t-il ajouté.
A l'inverse, le vice-premier ministre belge a souligné les "effets bénéfiques" de la coopération avec la communauté internationale au Myanmar (Birmanie) et en République démocratique du Congo (RDC), même si l'Onu a constaté dans ce dernier pays des infractions aux droits de l'homme lors des nouvelles élections en novembre dernier, a-t-il rappelé.
"Des avancées sont bien constatées dans certains domaines, comme celui de la poursuite des auteurs de violences sexuelles, mais des efforts doivent encore être faits par les autorités pour réagir de manière plus prompte et plus efficace aux violations des droits humains", a souligné Didier Reynders.
Au Myanmar et en RDC, où Didier Reynders se rendra dans les prochaines semaines, "le chemin vers la normalisation de la situation des droits de l'homme est encore très long, mais le fait d'avoir accepté la main tendue de la communauté internationale est un premier pas qui démontre la volonté, voire le courage politique, de corriger certains points faibles", selon le ministre belge des Affaires étrangères.

Belga
© RTBF

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