Pages

mercredi 12 décembre 2012

Soldats rwandais présumés en RDC: Kigali dément les accusations de Kinshasa

KIGALI - L'armée rwandaise a démenti mercredi les accusations de Kinshasa qui affirme avoir arrêté des soldats rwandais sur le territoire de République démocratique du Congo (RDC) en novembre avant la prise de Goma (est) par les rebelles congolais du M23.
C'est une fausse accusation, a affirmé à l'AFP le porte de l'armée rwandaise, le général Joseph Nzabamwita. Si c'était exact, les FARDC (l'armée de RDC) et les autorités de RDC auraient dû montrer ces soldats (...) au mécanisme de vérification conjoint à Goma, a-t-il ajouté.
Le mécanisme conjoint est un organisme régional chargé de contrôler la frontière rwando-congolaise.
Mardi, le porte-parole du gouvernement de RDC, Lambert Mende, avait affirmé que 20 soldats rwandais avaient été arrêtés avec 18 rebelles congolais présumés, avant que le M23, un groupe de mutins qui combat les FARDC depuis avril dans la province du Nord-Kivu, ne s'empare de sa capitale, Goma, le 20 novembre.
L'information avait fait l'objet de déclarations contradictoires des autorités de RDC: elle avait été démentie par le ministre congolais de l'Intérieur, Richard Muyej Mangez, mais le jour même, l'armée congolaise avait tout de même montré à la presse, à Kinshasa, des personnes supsectées.
Aujourd'hui, alors que nous parlons, le mécanisme de vérification conjoint n'a reçu aucune plainte de RDC sur ces prétendus 20 soldats, a poursuivi le porte-parole de l'armée rwandaise.
Si ces soldats ne sont pas présentés au mécanisme conjoint, nous considérons qu'il s'agit d'une accusation émanant d'un ou deux responsables congolais, mais pas du gouvernement de RDC lui-même, a-t-il ajouté.
Nos soldats sont enregistrés sur ordinateur, je mets au défi les responsables de RDC ou toute autre personne qui auraient vu ces soldats, ou toute personne qui prétendrait être un soldat de soumettre les noms à notre système informatique, a encore lancé le général rwandais.
Le Rwanda est accusé par la RDC mais aussi l'ONU de soutenir le M23. La semaine dernière, un groupe d'experts du Conseil de sécurité des Nations unies a même accusé Kigali, ainsi que l'Ouganda, d'avoir aidé les rebelles à prendre Goma. Kigali, qui comme Kampala dément tout soutien à la rébellion, a aussi rejeté ces accusations.
Le M23 est surtout composé d'ex-rebelles Tutsi congolais qui avaient été intégrés à l'armée de RDC après un accord de paix signé en 2009.
Ils se sont mutinés il y a environ huit mois, estimant que l'accord n'a jamais été entièrement respecté.
Les mutins ont accepté de se retirer de Goma le 1er décembre, au terme d'une médiation des pays voisins des Grands Lacs orchestrée par l'Ouganda, qui prévoyait en échange l'ouverture de négociations avec les autorités de Kinshasa.
Ces négociations ont débuté dimanche à Kampala et avancent laborieusement, les deux parties n'ayant toujours pas abordé le fond du problème qui les oppose.
L'est de la RDC, riche minerais (cassitérite, or et autre coltan), a dans le passé été le théâtre de deux guerres régionales. Il vit aussi depuis des années au rythme de rébellions, milices et autres groupes armés qui multiplient les exactions contre les populations civiles.


(©AFP / 12 décembre 2012 21h16)
romandie.com

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci pour votre message.
Je tiens à vous rappeler que vous etes le seul responsable des propos tenu dans vos commentaires...

referencement google - messenger 9 - photo en studio - Plombier Noisy le grand