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lundi 19 décembre 2011

RDC: chars à Kinshasa après les propos de Tshisekedi, Kabila investi mardi

A la veille de l'investiture du président de la RDC Joseph Kabila après sa réélection cop
Lundi matin Kinshasa était à nouveau quadrillée par la police et l'armée, comme le 9 décembre après l'annonce des résultats provisoires de la présidentielle à un tour du 28 novembre qui avait déclenché des violences dans la capitale. Mais cette fois des chars de la Garde républicaine ont aussi été positionnés en différents lieux, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La police est très présente dans le quartier populaire de Limete (est) où se trouve le siège de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti d'Etienne Tshisekedi qui a sa maison non loin. Quelques militants de l'UDPS y ont été dispersés à coup de grenades lacrymogènes dans la matinée, a constaté l'AFP.
"C?est pour la population que ces chars sont là. C'est pour l?aider à se mouvoir aisément. Et pour sécuriser les visiteurs importants" attendus pour l'investiture et la prestation de serment du président Kabila mardi matin, a assuré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, à la radio Okapi, parrainée par l'ONU.
L'opposant de 79 ans Etienne Tshisekedi rejette depuis le début le résultat de l'élection, confirmés par la Cour suprême et le donnant perdant face à Joseph Kabila, 40 ans, réélu pour cinq ans avec 48,95% des suffrages contre 32,33% à son rival, lors d'un scrutin marqué par de multiples irrégularités.
A Limete, la maison de l'opposant autoproclamé "président élu" depuis le 9 décembre, est devenue sa "présidence de la République".
Sous un abri dans son jardin, assis à une table, le drapeau congolais hissé derrière lui, le leader de l'UDPS a soufflé le chaud et le froid dimanche dans une déclaration aux Congolais.
Il a demandé à la population de rester calme "parce que quelqu'un qui est vainqueur ne s'agite pas", et s'est refusé à appeler à des manifestations, contredisant l'UDPS qui avait évoqué des "marches pacifiques".
M. Tshisekedi a annoncé qu'il allait prêter serment vendredi dans le stade des Martyrs de Kinshasa, près duquel des chars avaient pris place lundi, avant d'affirmer que le gouvernement était "démis", et d'enjoindre soldats, policiers et fonctionnaires de "n'obéir qu'à (son) autorité légitime".
Il a même appelé à capturer Joseph Kabila, qualifié de "fauteur en eaux troubles", promettant une "récompense très importante" à celui qui "l'amènera ici ligoté".
La réaction du camp Kabila a été immédiate: "énième vaste blague" d'un opposant "fatigué politiquement", "mauvais perdant", qui "ne peut plus mobiliser la population", a répondu Aubin Minaku, secrétaire général de la Majorité présidentielle (MP).
M. Tshisekedi est "en train d'exercer une réelle rébellion contre les institutions", "c'est un appel infractionnel, criminel (...) pour que le sang coule. Nous ne pouvons le tolérer", a prévenu M. Minaku.
"Tshisekedi recherche un déferlement populaire afin qu'il y ait des bévues du côté de la police (...), nous avons pris des dispositions, la police ne tombera pas dans ce piège", a ajouté le chef de la MP.
Pour Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale à l'ONG International Crisis Group (ICG), "c'est excessif de dire que c'est un appel à la rébellion, c'est plutôt le retour d'une technique politique qui a malheureusement fait la preuve de son inefficacité".
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a lancé lundi un "message de dialogue et d'abstention de toute violence" des deux côtés.

Aufaitmaroc.com

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