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jeudi 4 avril 2013

SCTP/Port de Matadi, un empire des maffieux

(Digitalcongo.net 04/04/2013)
Pendant que l'ensemble du personnel vocifère pour réclamer à cor et à cri l'amélioration sensible de leurs conditions et avantages sociaux que l'entreprise peine à réaliser au motif qu'elle est confrontée aux énormes difficultés de trésorerie, certains cadres et autres agents de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP/Matadi) développent des stratégies pour trucider l'entreprise par l'évasion et hémorragie financière.
Toutes ces manœuvres diaboliques n'ont qu'une seule finalité : se remplir les poches et se faire appeler " boss " et vite s'enrichir. Se foutant éperdument de la survie de l'entreprise, la mère poule. C'est ce que l'on vit actuellement au port de Matadi où un responsable de service contre-pointage, autrefois service de contrôle-trafic s'illustre dans la maffia de sortie frauduleuse des conteneurs à l'import.
Ce responsable, apprend-on, falsifierait les documents et ordonnerait avec " laisser-sortir " la sortie des conteneurs du port sans que ceux-ci ne paient un iota pour leur séjour et manutention au concessionnaire du port qu'est la SCTP. Et la manœuvre aurait trop duré. Le pot au rose cassé, celui-ci aurait fait découvrir un manque à gagner énorme à l'entreprise. Appréhendé et mis à la disposition de la police industrielle pour audition, le sieur aurait payé en guise de reconnaissance de ses griefs 51.000 $, rubis sur ongles.
Ce qui serait une preuve de sa culpabilité. Car, d'où un agent d'une entreprise, inspecteur serait-il, aurait trouvé cette bagatelle somme d'argent en un temps record, s'il n'est pas dans un réseau maffieux ? En plus, des gorges chaudes relayent que le responsable dont il est question pour l'heure ne serait pas à son premier forfait dans ce genre d'opérations. Précédemment, pour les mêmes forfaits, il aurait fait révoquer plusieurs agents tandis que d'autres auraient été mis aux arrêts. Lui-même le créateur des " rubriques " aurait échappé à la tempête en feignant être malade et interné dans un hôpital.
L'ouragan passé et ayant des parapluies à la tête de l'entreprise, l'enfant de la cour royale de surcroît, a été réhabilité de ses fonctions pour continuer à nager allégrement dans les eaux profondes de la SCTP. Oh l'impunité quand tu nous tue ! L'affaire étant sous examen pour l'instant, les enquêtes y menées vont peut-être déterminer dans les jours à venir si ces plus de 51 mille dollars ne seraient pas un arbre qui cacherait une grande forêt avec des lions?
Toujours dans ce chapitre de fils truands de port, le Service de la Sacherie ne serait pas en reste non plus, nous dit-on. Ici, et les déchargements antérieurs et ceux (déchargements ou débarquements) actuels sont confondus. Tous sont consignés dans un seul pointage qu'il serait difficile de distinguer le tonnage précédent et récent. Ce qui rendrait la taxation très délicate. Cette confusion qui n'est entretenue gratuitement serait profitable aux clients, car l'entreprise n'enregistre aucun excédent sauf de manquant à lui imputer. Ici encore, rien que pour nuire à l'entreprise et satisfaire les intérêts personnels.
Mais nous pensons que tous ces mécanismes, tous ces tripotages et désordres se développent par la présence des importateurs dans le port. Présence qui n'était tolérée et acceptée à une certaine époque ! Qu'à cela ne tienne, voilà comment la SCTP est truandée par ses propres fils. Brutus aurait dit : " Tu quoques fili mi ".

Observateur/ B.B.B.
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