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vendredi 1 mars 2013

Mende est formel : « Il n’y aura pas de Dialogue national »

Les appels des pieds des uns et des autres tendant à pousser le président et le Gouvernement à contourner le souverain primaire, pour des conciliabules aux contours tellement flous, qu’on ne les voit même pas au-delà des frontières nationales, sont irrecevables. La République ne négocie pas pour plaire à telle ou telle autre vedette de la scène politique. Aucune démarche ne peut écarter à ce jour la RDC de la voie tracée par son peuple à travers les textes fondateurs de la jeune démocratie. Toutes ces phrases, signées Lambert Mende, en disent long sur la position tranchée du gouvernement quant au sens à donner aux consultations nationales. Le débat sur la nature de cette intervention musclée hier, mercredi, devant la presse, le porte-parole du Gouvernement a joué au recadrage des choses. Pour lui, il n’y aura pas de dialogue national. Ce concept réveille les démons du partage dit « équitable et équilibré » du pouvoir. Ce qui serait un schéma anticonstitutionnel auquel le Gouvernement ne peut en aucun cas adhérer. Les congolais et congolaises sont, plutôt, attendus dans un cadre de concertations nationales en vue de renforcer la cohésion nationale face aux menaces qui se dressent contre le pays.
« Aucune démarche ne peut écarter à ce jour la RDC de la voie tracée par son peuple à travers les textes fondateurs de sa jeune démocratie. La restauration et la consolidation de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire national de même que le règlement des questions sécuritaires sont à ce prix », a précisé Lambert Mende dans un point de presse avec Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères, Coopération Internationale et Francophonie.
Au cours de cette rencontre, le porte-parole du Gouvernement a eu des mots justes sur les objectifs fermes des concertations nationales convoquées par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Il ne s’agit pas, dit-il, d’un Sun-City qui remettrait en cause l’ordre constitutionnel. Au-delà de toutes les considérations particulières, il est plutôt question de donner à la RDC une seconde chance de redevenir un pays souverain, en paix avec lui-même et son environnement régional, respectueux de ses propres lois.
La participation aux concertations « ne peut être conditionnée par des arrangements au mépris de la légalité républicaine ». Celui qui pense que la République ne peut obéir à la logique de « show business » de certains acteurs politiques, déplore une attitude antipatriotique de « conditionner la survie de la nation à des intérêts personnels ».
Très étendu dans son discours, Lambert Mende a tenu à répondre à chaque courant hostile au schéma du président de la République. S’agissant des résolutions de l’accord-cadre qui notamment appellent le gouvernement à la réconciliation nationale, Mende écarte toute ambigüité : « Il ne s’agit certainement pas du partage hors constitution du pouvoir qui ne serait rien moins qu’antipatriotique. »
Il en est de même pour les pourparlers de Kampala : « On a par ailleurs entendu dire que Kampala aurait était un fiasco du fait de l’absence de quelques personnalités dont il faudrait absolument satisfaire les désidératas pour qu’une initiative soit couronnée de succès. Une pure présomption de la part d’acteurs politiques à l’ego surdimensionné qui croient que sans eux le Congo n’existerait pas et qui voudraient la recherche des solutions aux vrais problèmes de notre pays dans la réponse à leurs frustrations individuelles. »
« Cela devait être dit pour tordre le cou une bonne fois pour toutes au syndrome de substitution qui envahit certains cercles particuliers de notre pays dès qu’une initiative institutionnelle majeure est annoncée dans le pays et qui constitue en quelque sorte le degré zéro de la démocratie représentative. Certains acteurs de l’Opposition politique souhaiteraient que le forum convoqué par le Chef de l’Etat aborde les questions générales du pays » . Il s’agit notamment des frustrations nées des élections « bâclées » de 2011. C’est le point de vue soutenu également par Vital Kamerhe, dans son intervention de mardi. Ce que le Gouvernement n’entend pas admettre. « Ni la communauté internationale, ni le président de la RDC n’ont à aucun moment fait du rétablissement de l’autorité de l’Etat et de la bonne gouvernance dans ce pays une question de partage dit « équitable et équilibré du pouvoir », estime Mende.

Socrate Nsimba
Kinshasa, 28/02/2013 (La Prospérité, via mediacongo.net)

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