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jeudi 28 mai 2015

RDC : La honte d’un régime criminel

Fosse commune de Maluku, Joseph Kabila démasqué pour crimes contre l’humanité, qu’attend la CPI pour appliquer la rigueur de la loi ? Il faut que Joseph Kabila rende des comptes à la Nation congolaise, qui l’a accueilli, naïvement, un certain 17 Mai 1997 et pour comble même, comme libérateur !
La Radiotélévision Belge Francophone (RTBF) a diffusé ce samedi 2 Mai 2015, à 19h30, un reportage inédit, pour tenter d’élucider le mystère de la « Fosse commune de Maluku », un charnier dans lequel furent ensevelis, à la totale surprise de sourciers anonymes, 425 corps dont 300 fœtus et 125 corps d’indigents, non identifiés donc ! Découverte supplémentaire, le cimetière Fula-Fula, à Maluku, bien que désaffecté, ne serait pas davantage, un des seuls à abriter une fosse commune dans le pays.
La situation serait comparable à N’sele, Benseke, Kimwenza et à Mbanza-Ngungu, dans la périphérie de la Ville de Kinshasa, et à Kimbembe, et dans celle de Lubumbashi, au Katanga. Cette pratique macabre, d’enterrer des citoyens congolais dans une fosse commune serait l’œuvre des forces dites de sécurité, et des membres de la garde présidentielle, qui, souvent, emportent ainsi les corps sans vie de leurs victimes. Ceci, dans le but d’effacer toutes traces de leur vie antérieur, et ainsi leur laisser toute conscience tranquille. C’est la honte d’un régime criminel, qui assure ainsi leur acquittement, par l’impossibilité de toute enquête, du fait de l’absence totale de toutes traces de preuve.
Pour confronter la réalité vécue aux faits déclarés, l’animateur de l’émission a projeté, en complément, un film où clairement on a pu voir un camion de l’Armée congolaise, en stationnement, devant la morgue de l’hôpital Général de Kinshasa ex. Mama Yemo, avec des militaires aux alentours, veillant sans compassion, à l’évacuation des corps sans vie, et ensanglantés, pour les déposer en conservation dans des chambres froides, préalablement réservées à cette fin.
Tout étant « caporalisé », en République Démocratique du Congo, cette opération de « déchargement des corps sans vie », s’est effectué dans la plus stricte discrétion. Il s’agit, évidemment, du spectacle d’un génocide programmé, dans lequel la responsabilité des femmes et hommes politiques congolais, avides et œuvrant pour ce régime, semble être engagé, avec complicité avérée, et crime de non-assistance à des personnes en danger de mort.
Le comble est que nul ne sait, jusqu’à ce jour, la provenance des corps enterrés à Maluku et quelles seraient les causes de leur décès ? Peut-on croire à la version des officiels congolais, déclarant qu’il s’agirait des fœtus et des mort-nés, enterrés ensemble avec des indigents ? Peut-on croire qu’un fœtus ou un mort-né peut garder sur lui une barbiche pimentée, une calvitie, et comment expliquer que certains morts-nés étaient même en cravate ?
Par ailleurs, les voix s’élèvent du côté de celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, ont perdu parents ou fils, lors des manifestations du 19, 20 et 21 janvier 2015. Si l’on en croit les rumeurs, ce sont les corps de ces infortunés patriotes qui furent enterrés dans une fosse commune à Maluku, nuitamment, et loin des regards indiscrets, et surtout loin de la tendresse des leurs !
S’il faut comptabiliser toutes les opérations du genre, à travers tout le pays, pendant 14 ans de règne de Joseph Kabila, il est à craindre qu’avec un tel système, on arrive à réduire l’essor démographique de la population congolaise, et que même, également, on arrive à manquer d’espace pour enterrer les morts, naturels ou non, d’ici 5 ou 10 ans ! En conclusion, le Congo Kinshasa n’est pas très loin de l’apocalypse et/ou de sa disparition ontologique, puisqu’il assiste, en fait, à un génocide savamment orchestré du peuple congolais !
Bien que le Gouvernement congolais aie chargé Ghyslain Kahozi, Procureur de la République de Matete, de mener des enquêtes judiciaires, afin d’éclairer l’opinion publique sur ces découvertes de groupes importants de morts inexpliqués, ce magistrat, me semble-t-il, est inféodé par la maladie de la corruption. L’homme tient un discours décousu, et il fait preuve d’un amateurisme déconcertant !
Pourtant, lui comme moi, avons appris au cours de nos études universitaire, que le juriste doit être la seule personne au monde, qui ne croit qu’après examen et vérifications minutieuses à la mort d’une personne humaine découverte sur la place publique !Dès lors, comment ce fameux Procureur de la République peut-il valablement mener des enquêtes fiables sans authentifier ce qui est dans le trou, c’est-à-dire dans la fosse commune ? A-t-il pu confronter la liste reprenant l’identité de toutes les victimes, pour connaître, par conséquent, le nombre de fœtus, et/ou morts nés, et, séparément, celui des indigents ? A-t-on procédé au teste systématique de l’ADN de chaque corps déterré ?
Au regard de ce qui précède, ne serait-il pas souhaitable que la Cour Pénale Internationale relève la flagrance des manquements et ordonne des poursuites ? En examinant les enquêtes de Ghyslain Kahozi, Procureur de la République en charge du dossier de la fosse commune de Maluku, cela restera probablement sans résultat ! Comme d’ailleurs, dans les enquêtes précédentes de l’Etat : Fidèle Bazana, Armand Tungulu et autres, ont été tués par la Police et les services dits de sécurité, mais les corps de ces vaillants et illustres compatriotes n’ont pas été retrouvés ! Et peut-être ne le seraient-ils jamais !
Il faut que Joseph Kabila rende des comptes à la Nation congolaise, qui l’a accueilli, naïvement, un certain 17 Mai 1997 et pour comble même, comme libérateur !
[Bamba-di-Lelo]

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