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mercredi 21 novembre 2012

RDC: Kabila, Kagame et Museveni somment les rebelles de quitter Goma

AFP - Les présidents Joseph Kabila (RDC), Paul Kagame (Rwanda) et Yoweri Museveni (Ouganda), réunis mercredi à Kampala, ont sommé les rebelles du M23 de se retirer de Goma, principale ville de l'est de la République démocratique du Congo tombée mardi aux mains de la rébellion qui a exigé que Kabila quitte le pouvoir.
"Le M23 doit cesser immédiatement son offensive et se retirer de Goma", ont déclaré les trois présidents de pays voisins, réunis en urgence depuis mardi soir dans la capitale ougandaise à la suite de la déroute de l'armée congolaise à Goma.
La réunion des trois présidents est exceptionnelle car le Rwanda et l'Ouganda sont accusés par la RDC et les Nations unies de soutenir activement les rebelles, ce que Kampala et Kigali démentent.
Le Rwanda avait très vite pris acte de la chute de Goma et demandé au gouvernement congolais de négocier avec les rebelles. Mais mardi encore, Kinshasa qualifiait le M23 de "forces fictives mises en place par le Rwanda pour dissimuler ses activités criminelles en RDC".
Selon leur communiqué commun, "les présidents Museveni et Kagame ont dit clairement, que même s'il existe des revendications légitimes de la part du groupe mutin connu sous le nom de M23, ils ne peuvent accepter l'extension de cette guerre ou l'idée d'un renversement du gouvernement légitime de RDC ou d'un affaiblissement de son autorité".
Ils ont annoncé qu'un "plan" était en train d'être transmis au M23 et que Kinshasa prenait "l'engagement de rechercher promptement les causes des désordres et d'y remédier du mieux qu'il peut".
Menace sur Kinshasa
Leur déclaration intervient alors que la rébellion menace d'étendre son offensive jusqu'à Kinshasa, distante de plus de 2.000 kilomètres de Goma.
En fin de journée, le M23 a annoncé "contrôler" la localité de Saké, où l'armée dispose d'une base, à une vingtaine de kilomètres de Goma.
"Nous n'allons pas nous arrêter à Goma, nous irons jusqu'à Bukavu, Kisangani et Kinshasa", avait assuré mercredi matin le porte-parole militaire du Mouvement du 23 mars (M23), le colonel Vianney Kazarama. "Monsieur Kabila doit quitter le pouvoir parce qu'il n'a pas remporté les élections de l'année dernière", a-t-il lancé, en allusion aux accusations de fraude portées par l'opposition contre Joseph Kabila, réélu en novembre 2011.
Mardi soir, le Conseil de sécurité avait voté à l'unanimité une résolution appelant à des sanctions contre deux chefs du M23, Innocent Kaina et Baudouin Ngaruye, et demandant aux pays étrangers de mettre fin à leur soutien aux rebelles.
Mercredi, l'émissaire de l'ONU en RDC a affirmé que les rebelles procédaient à des "exécutions sommaires".
Cependant, à Goma, la situation semblait calme et les habitants avaient repris leurs activités. Des rebelles stationnaient aux carrefours et d'autres patrouillaient sur les principales artères.
Aucun bilan des violences de mardi n'a pu être obtenu.
Les casques bleus - officiellement 6.700 hommes à Goma, selon les Nations unies - ne se montraient pas en ville.
Dans plusieurs villes de RDC, des Congolais ont violemment pris à partie, mardi et mercredi, des expatriés, des policiers et des représentants de la Mission de paix de l'ONU, la Monusco, accusée de ne pas être intervenue pour défendre Goma.
Des manifestations ont notamment eu lieu à Bukavu, capitale du Sud-Kivu. A Bunia (nord-est), six personnes ont été tuées par balles, mardi, à la suite d'une manifestation violente, selon une ONG occidentale. Les manifestants s'en étaient aussi pris au siège de la Monusco où ils auraient été repoussés par des tirs. Ces informations n'ont pu être confirmées de source officielle.
Le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyio a affirmé que le gouvernement avait "certes perdu la bataille (à Goma, ndlr) mais pas la guerre". Mais l'opposition congolaise a estimé que le président Kabila était responsable et a appelé à un congrès pour examiner la situation.
L'ONU dispose dans l'est de la RDC du plus grand contingent de Casques bleus dans le monde - 17.000 hommes - mais n'a pas empêché l'avancée des rebelles. La Belgique, comme la France, a appelé à revoir et renforcer le mandat de la Monusco qui se limite à la protection des civils.
Goma avait déjà été occupée à deux reprises en 1996 et 1998 par des rébellions appuyées par le Rwanda. En 2008, une autre rébellion, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) mené par Laurent Nkunda, s'était arrêtée aux portes de Goma.
Formé en mai, le M23 est composé essentiellement d'anciens combattants du CNDP. Intégrés dans l'armée régulière après un accord en 2009, ils ont déserté et repris les armes en avril contre Kinshasa, l'accusant de ne pas respecter cet accord qui prévoyait qu'ils aient les mêmes grades dans l'armée que dans la rébellion. Ils s'opposent aussi à des affectations qui les éloigneraient de l'est de la RDC.
Nord-Kivu et Sud-Kivu sont le théâtre de conflits quasiment ininterrompus depuis le début des années 1990, en raison de leurs richesses en ressources minières et agricoles, que se disputent le gouvernement congolais, divers mouvements rebelles et les pays voisins.
L'ONG Médecins sans Frontières à Paris a évoqué "plus de 100.000 déplacés" dans l'est de la RDC, "sans aucun abri, sans accès à l'eau, sans aucune nourriture".

france24.com/fr

Plus de 2000 soldats et 500 policiers intègrent dans la rébellion du M23 à Goma

KINSHASA (Xinhua) - Plus de 2000 soldats et 500 policiers ont intégrés mercredi dans l'Armée révolutionnaire congolaise (ARC), branche armée de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), après l'occupation de la ville Goma par le M23, a indiqué le colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23, à l'Agence Xinhua.
"La cérémonie s'est déroulée au stade de volcan à Goma en présence de la population civile comme témoins de cet événement de grande envergure", a déclaré le colonel Kazarama, ajoutant que " nous allons maintenant sur Kinshasa. Notre troupes rebelles se dirigent sur Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu de l'autre côté du Lac Kivu, et nous venons de libérer la ville de Sake, située à 27km de Goma".
Le M23, qui a proposé un dialogue directe au gouvernement de Kinshasa en vue de résoudre la crise politiquement, a changé de langage et envisage de conquérir toute la RDC.
Le 20 novembre, la rébellion du M23 a délogé les forces gouvernementales dans la ville stratégique de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, après avoir lancé un ultimatum de 24 heures au gouvernement, exigeant la démilitarisation de la ville de Goma et d'annoncer sur les antennes de la télévision nationale l'ouverture des négociations directes avec les M23, mais Kinshasa a refusé.
Un rapport de groupe d'experts des Nations Unies a accusé le Rwanda et l'Ouganda de soutenir la rébellion du M23, ce que démentent les deux pays.

afriquinfos.com

La rébellion congolaise veut destituer le président Kabila

Les rebelles congolais du M23 ont menacé mercredi de marcher sur Kinshasa, au lendemain de la prise de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu. Mardi soir, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à des sanctions contre deux chefs des insurgés.
Les provinces des Nord et Sud-Kivu sont le théâtre de conflits quasiment ininterrompus depuis le début des années 1990, en raison de leurs richesses en ressources minières et agricoles, que se disputent le gouvernement congolais, divers mouvements rebelles et les pays voisins, l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi.
Goma, capitale du Nord-Kivu, avait déjà été occupée à deux reprises en 1996 et 1998 par des rébellions, appuyées par le Rwanda. En 2008, une autre rébellion, menée par Laurent Nkunda, s'était arrêtée aux portes de la ville après avoir défait l'armée.
rts.ch

Les rebelles du M23 veulent "libérer" toute la RDC

par Jonny Hogg
GOMA, République démocratique du Congo (Reuters) - Les rebelles du M23 qui ont pris le contrôle de la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont annoncé mercredi qu'ils allaient "libérer" tout le pays en marchant sur la capitale, Kinshasa, à 1.600 km à l'ouest.
"Le voyage pour libérer le Congo débute maintenant (...) Nous allons aller à Bukavu puis à Kinshasa. Etes-vous prêts à vous joindre à nous ?", a lancé Vianney Kazarama, porte-parole du M23, au millier de personnes massées dans un stade de Goma.
Quelques heures plus tard, les rebelles entraient dans la ville de Sake, à 25 km à l'ouest de Goma le long de la berge du lac Kivu. Comme à Goma, la capitale régionale du Nord-Kivu, à la frontière du Rwanda, Sake avait été abandonnée par les forces gouvernementales congolaises et la ville est tombée sans combat.
Le M23, qui tient son nom des accords de paix du 23 mars 2009 prévoyant l'intégration des rebelles dans l'armée, a pris les armes en avril dernier, accusant le président de la RDC, Joseph Kabila, de ne pas avoir respecté les termes de ce pacte.
Le Conseil de sécurité de l'Onu a voté à l'unanimité une résolution condamnant la prise de Goma et l'Ouganda entrepris une médiation régionale avec les présidents de RDC et du Rwanda, Joseph Kabila et Paul Kagame, qui se sont vus à Kampala.
La rébellion du M23 a aggravé les tensions entre les deux pays voisins : Kinshasa accuse Kigali de soutenir les rebelles et d'orchestrer l'insurrection dans l'est du pays pour s'emparer des riches ressources minérales de la région, ce que Kigali nie.
Après un premier entretien de deux heures mardi soir à Kampala en présence du chef de l'Etat ougandais, Yoweri Museveni, Kabila et Kagame se sont revus mercredi.
Dans un communiqué, le président congolais dit avoir accepté d'examiner les revendications des rebelles. "Nous avons un processus en cours sur l'évaluation des troubles", a-t-il dit à la presse à Kampala. "Nous avons reçu un rapport sommaire ce qui a été fait et c'est sur cette base que toute initiative, tout contact sera mené entre le gouvernement et le M23."
Mais une déclaration cosignée par Kabila, Kagame et Museveni exige également des rebelles qu'ils mettent un terme à leur offensive et se retirent de Goma.
SOUTIENS EXTÉRIEURS
Réunis parallèlement à Kampala, les ministres des Affaires étrangères de neuf pays de l'Afrique des Grands lacs (Congo, Rwanda, Ouganda, Burundi, Tanzanie, Kenya, Soudan, République du Congo-Brazzaville et Zambie) ont appelé le conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine à relancer le déploiement d'une force internationale pour combattre les rebelles. Le principe de cette force a été adopté l'été dernier, mais les divergences sur sa composition en ont bloqué la mise en oeuvre.
A New York, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté à l'unanimité mardi soir une résolution proposée par la France qui condamne la prise de la grande ville du Nord-Kivu.
Les quinze membres du Conseil, qui envisagent de nouvelles sanctions contre les dirigeants du M23, "demandent le retrait immédiat du M23 de Goma, l'arrêt de toute nouvelle avancée du M23, et que l'ensemble de ses membres se dispersent et rendent les armes de façon immédiate et permanente".
Ils expriment leur "profonde inquiétude face aux informations indiquant qu'un soutien extérieur continue d'être apporté au M23, y compris par des renforts de troupes, des conseils tactiques et la livraison d'équipements, accroissant significativement les capacités militaires du M23".
La résolution 2076 ne cite cependant pas le gouvernement rwandais. Un groupe d'experts de l'Onu a recommandé la semaine dernière de mettre en oeuvre des sanctions contre le ministre rwandais de la Défense, James Kabarebe.
En 1996, le Rwanda avait soutenu la rébellion lancée de cette même région du Kivu par Laurent-Désiré Kabila, le père de l'actuel président, qui avait mis à bas le régime de Mobutu Sese Seko à la tête de l'ex-Zaïre.
IMPUISSANCE DES CASQUES BLEUS
Le calme est revenu mercredi à Goma où des centaines de rebelles sont entrés sans combattre mardi après le retrait des forces gouvernementales congolaises.
La Monusco, la mission de l'Onu de stabilisation du Congo qui compte environ 6.700 casques bleus dans le Nord-Kivu dont 1.500 à Goma, a renoncé à défendre la ville après le départ des troupes gouvernementales.
"Il faut réaliser qu'il y avait 7.000 troupes congolaises et qu'elles se sont malheureusement évaporées dans la nature. Imaginez la situation dans laquelle sont les 1.500 casques bleus, avec une ville de près d'un million d'habitants", a déclaré sur RFI Hervé Ladsous, responsable des opérations de maintien de la paix aux Nations unies.
"La Monusco protège les civils. Le métier de la Monusco, ce n'est pas de casser du M23. Ce n'est pas son mandat", a-t-il ajouté, insistant : "Notre mission n'est pas d'entrer en conflit frontal avec tel ou tel groupe armé. Elle est d'appuyer les forces armées congolaises - il faut encore que les forces armées congolaises soient présentes sur la scène."
Pour le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, "fixer un mandat qui ne permet pas d'intervenir (...) est absurde". A New York, l'ambassadeur de France auprès de l'Onu, Gérard Araud, a déclaré que la France était prête à discuter d'un "mandat plus robuste" pour les casques bleus.
Dans un compte rendu des opérations diffusé mercredi, l'Onu explique comment les casques bleus de la Monusco ont tenté vainement d'enrayer la progression des rebelles.
Au total, les hélicoptères de la mission ont effectué 17 sorties et tiré un demi-millier de roquettes et quatre missiles pour défendre la ville.
Le 15 novembre, poursuit l'Onu, les forces congolaises appuyées par les moyens aériens de la Monusco ont mis en échec une première offensive à laquelle participaient un demi-millier de rebelles, dont 64 ont été tués. Mais deux jours plus tard, les combattants du M23 étaient de retour, en bien plus grand nombre (l'Onu parle de 3.000 combattants).
"Face à cette nouvelle offensive qui disposait d'une surprenante puissance de feu, les forces congolaises étaient décidées à défendre leurs positions mais se sont retirées (...) en dépit de leur appui aérien et du nôtre", poursuit l'Onu.
Avec Elias Biryabarema à Kampala, Richard Lough à Nairobi, David Lewis à Dakar et Michelle Nichols à New York, Julien Dury et Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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vendredi 16 novembre 2012

RDC: 113 rebelles tués dans les combats près de Goma

Les combats entre la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) et l'armée de la République démocratique du Congo (RDC), ont repris jeudi près de Goma (est) après une trêve de trois mois, faisant 113 morts dans les rangs rebelles selon le gouverneur de la province du Nord-Kivu. (c) Afp
GOMA (RDC) (AFP) - Les combats entre la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) et l'armée de la République démocratique du Congo (RDC), ont repris jeudi près de Goma (est) après une trêve de trois mois, faisant 113 morts dans les rangs rebelles selon le gouverneur de la province du Nord-Kivu.
Ces combats ont par ailleurs fait "quelques blessés" dans l'armée régulière, a annoncé dans la soirée à l'AFP le gouverneur, Julien Paluku.
Les rebelles accusent l'armée d'avoir enfreint la trêve qui durait depuis trois mois.
En début de soirée le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait annoncé que les affrontements avaient fait 51 morts. Selon le porte-parole de l'armée régulière à Goma, le lieutenant colonel Olivier Hamuli, un commandant de Forces armées de la RDC (FARDC) a été tué.
De son côté, le porte-parole militaire du M23, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama interrogé sur ce bilan, s'est refusé à donner des chiffres sur les victimes de ces combats.
Les affrontements ont commencé jeudi matin. La rébellion a annoncé des "offensives contre les éléments du M23 dans ses positions sur les axes de Rugari, à 30 kilomètres (au nord) de la ville de Goma", capitale du Nord-Kivu.
"Nous sommes obligés de nous défendre", a affirmé Vianney Kazarama.
Une version démentie par l'armée. "Nous ne les avons pas attaqués, c'est un prétexte, et nous savions qu'ils étaient en train de renforcer leurs positions depuis plus de deux semaines", a expliqué le lieutenant-colonel Olivier Hamuli.
Capitale du Nord-Kivu, région limitrophe du Rwanda et de l'Ouganda convoitée pour ses ressources naturelles (or, coltan, cassitérite, bois), Goma est considérée comme un verrou stratégique.
Les FARDC comptent environ 20.000 hommes sur place et les Nations unies 5.000, selon un diplomate occidental.
A Goma, qui compte 300.000 habitants et accueille de nombreuses ONG, les écoles ont été fermées à midi, a indiqué une source occidentale.
"Les gens sont en train de vivre la peur au ventre", a confié Omar Kavota, porte-parole de la fédération d'ONG Société civile du Nord-Kivu.
Plusieurs camps de réfugiés ceinturent la ville de Goma, ce qui avait poussé la Mission de l'ONU en RDCongo (Monusco) à intervenir avec des hélicoptères pour arrêter l'avancée des rebelles, en juillet dernier.
Avec l'attaque de jeudi, "on observe un afflux de déplacés vers le camp de Kanyarucinya", à une dizaine de kilomètres de Goma, a ajouté M. Kavota.
Le M23 ne compte pas prendre Goma
Dans un communiqué, le responsable politique du M23, Jean-Marie Runiga, a précisé que le bras armé de la rébellion avait pour instruction de "répondre vigoureusement aux attaques de l'adversaire et le repousser le plus loin possible".
En début d'après-midi, le lieutenant-colonel Kazarama a écarté toute idée d'offensive vers la capitale provinciale. "Ce n'est pas notre mission. Nous avons repoussé l'ennemi et nous sommes dans nos positions", a-t-il dit.
Sur le plan militaire, la situation est encore confuse. Selon le lieutenant-colonel Hamuli, les combats ont cessé et l'armée procédait à un "ratissage" de la zone. Mais selon le porte-parole du M23, "l'ennemi continue à larguer des bombes sur nos positions" à Rugari, au nord avec des chars de combat et des hélicoptères, et l'armée a attaqué sur "trois autres axes".
Cette reprise des affrontements survient alors que le comité des sanctions des Nations unies est réuni depuis plusieurs jours pour envisager des mesures individuelles contre des responsables rwandais et ougandais accusés par le rapport d'experts de l'ONU d'avoir aidé la rébellion - accusations démenties par Kigali et Kampala.
Déjà, les Etats-Unis ont placé le colonel Sultani Makenga, chef militaire du M23, sur leur liste noire et gelé ses avoirs, et l'ONU a ajouté une interdiction de voyager à son encontre.
Le ministre rwandais de la Défense, James Kabarebe, et son chef d'état-major, Charles Kanyonga, sont également cités dans ce rapport qui doit être examiné la semaine prochaine par le Conseil de sécurité de l'ONU.

© Le Nouvel Observateur

RDC: la fièvre Ebola n'est pas réapparue depuis 5 semaines

AFP - Aucun nouveau cas de fièvre hémorragique Ebola n'a été enregistré dans le nord-est de la République démocratique du Congo depuis cinq semaines, laissant bon espoir que la fin de l'épidémie est proche, selon un nouveau bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Au 14 novembre 2012, un total de 77 cas a été enregistré dont 33 confirmés au laboratoire, 17 probables, 24 suspects, avec 36 décès (taux de léthalité: 46,7%)", indique un bilan de l'OMS.
La date d'hospitalisation du dernier cas confirmé dans la zone d'Isiro - épicentre de la maladie, dans la province Orientale (nord-est) - remonte au 11 octobre et plus personne ayant été en contact avec des malades n'est encore suivi, indique la même source.
"La situation d'Ebola semble très bien évoluer maintenant, on tend vers la fin de l'épidémie dans une dizaine de jours s'il y a aucun nouveau cas notifié", a-t-on appris auprès de l'OMS.
Le virus d'Ebola a une période d'incubation comprise entre 2 et 21 jours. D'après un bilan datant du 2 novembre, on comptait déjà 77 cas et 36 décès et aucun cas n'avait été déclaré depuis 21 jours. Par prudence, les autorités ont préféré attendre avant de déclarer la fin de l'épidémie.
Le ministère de la Santé, l'OMS, la Croix-Rouge, Médecins sans frontières et le CDC (Cnter pour le contrôle et la preévention des maladies) d'Atlanta (Etats-Unis), notamment, poursuivent les opérations de sensibilisation des populations pour interrompre la chaîne de transmission de la maladie, très contagieuse.
L'épidémie avait été déclaré mi-août mais des recherches rétrospectives ont permis de découvrir des cas remontant au mois de mai.
A ce jour, il n'existe ni traitement ni vaccin contre le virus d'Ebola, qui tue entre 25 et 90% des malades, selon l'OMS. Elle se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions corporelles (sueur, urine, selles), par voie sexuelle et par la manipulation sans précaution de cadavres contaminés.
La lutte contre la contagion dans l'épidémie se heurte aux traditions et aux coutumes encourageant la proximité avec des malades et des défunts, et également à la crainte d'être placé en isolement, qui pousse de potentiels malades à fuir en brousse.
En Ouganda voisin, une nouvelle épidémie d'Ebola a déjà tué deux personnes au nord de la capitale Kampala, un mois après la fin officielle d'une précédente flambée qui avait fait 17 morts dans l'ouest. Les analyses avaient alors prouvé que l'épidémie congolaise n'avait aucun lien avec l'ougandaise les souches des virus étant différentes.
Copyright FRANCE 24

Paris perdus au Congo-Kinshasa

En décidant de maintenir comme prévu, du 12 au 14 octobre, son sommet bisannuel à Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo, RDC), l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) avait fait un pari. "Si l'on veut tirer la RDC vers le haut, avait expliqué son secrétaire général, Abdou Diouf, il est bon d'aller à Kinshasa dire ce que nous avons à dire et essayer de travailler pour emmener ce pays vers la voie qui nous paraît la meilleure en termes de bonne gouve ...

vendredi 2 novembre 2012

Un général français pour Bemba

(Survie 02/11/2012) Accusé de crimes contre l’humanité commis entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique, le Congolais Jean-Pierre Bemba comparaît devant la Cour pénale internationale (CPI). Il rejette la responsabilité des exactions sur son allié d’alors, l’armée loyaliste. Une nouvelle étape de son procès a débuté à la mi-août.La défense de Bemba a, en effet, entamé la présentation de son dossier devant la CPI cherchant à prouver que l’accusé n’avait pas le contrôle direct de sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC). C’est le général français, Jacques Seara, qui a ouvert le bal des 63 témoins de la défense en affirmant que l’accusé ne pouvait exercer de commandement sur ses hommes déployés en République centrafricaine.
Officier retraité de l’armée française, le général de brigade témoignait en qualité d’expert et auteur d’un rapport sur la structure de commandement des forces armées lors du conflit en Centrafrique. Seara a dirigé le bureau des relations internationales de l’armée de terre et, à ce titre, était en relation avec toutes les armées étrangères comme il l’a expliqué à la Cour. Il a assuré que « le commandement des opérations pendant toute la durée du conflit était centrafricain ».
Il a précisé qu’« on ne peut pas imaginer dans ce type de conflit qu’un élément travaille en électron libre » (!), en ajoutant, au sujet du MLC, qu’« ils ne menaient pas leur guerre à eux, ils menaient la guerre que voulait la République centrafricaine pour rétablir l’Etat de droit ». On ne voit pas très bien en quoi cela exonèrerait Bemba des atrocités commises par ses hommes qu’ils soient sous commandement centrafricain ou électron libre dans un conflit où les milices, rebelles, mercenaires et soldats de tous bords ont allégrement pillés, massacrés et violés tous les jours.
Et Barril dans tout ça ?
En juin 2008, des sources proches du bureau de la CPI à Bangui signalait que le capitaine Barril faisait aussi l’objet d’investigations judiciaires de la CPI dans le dossier Bemba et Ange Félix Patassé pour son implication présumée dans les exactions commises par les troupes de Bemba. Un témoin de l’époque précisait que l’ex-gendarme français avait supervisé la protection de la résidence de Patassé à l’aide de la Société centrafricaine de protection et de surveillance et des éléments tchadiens d’Abdulaye Miskine.
Ce témoin a raconté sa rencontre avec Barril. « Un soir, je travaillais à Bouar, et on a reçu la visite d’éléments étrangers, je crois qu’ils étaient yougoslaves. Ils parlaient français avec un fort accent russe. Ils étaient équipés comme des commandos (...) Paul Barril a tenu un meeting et il disait à la population qu’il avait besoin de soutiens, qu’il venait pour combattre les rebelles de Bozize qui avançaient. »
Un pouvoir assis sur la violence
En 2001, le président centrafricain d’alors, Ange-Félix Patassé, fait face à un mouvement insurrectionnel conduit par le chef d’état-major de l’armée, le général François Bozizé. Celui-ci se réfugie au Tchad et par la suite en France. Le 25 octobre 2002, les troupes de Bozizé, soutenues par des rebelles tchadiens envoyés par Idriss Déby avec la bénédiction de la France de Jacques Chirac opèrent une percée et attaquent les quartiers nord de Bangui. S’ensuivent plusieurs jours de combats violents dans la capitale. Les forces armées centrafricaines en déliquescence, le président Patassé s’en remet pour sa défense à un contingent militaire libyen, aux hommes du Tchadien Abdoulaye Miskine, aux éléments de l’Unité de sécurité présidentielle (USP), à des barbouzes français menés par Paul Barril et à un millier d’hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, lui-même en rébellion contre Kinshasa.


 


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Udps : Tshisekedi nomme les membres de la présidence !

(La Prospérité 02/11/2012) Formellement, le lider maximo a tourné la page ‘‘Shabani Lukoo’’. M. Bruno Mavungu Puati, jusqu’ici Secrétaire Général ad intérim de l’Udps, vient d’être confirmé à ce poste. Il sera secondé par quatre adjoints dont Me Tshibala Bruno, Ebamu François, Iliba Willy et Tabu Jean Félix. Et ce, suite à la décision n°104/UDPS/PP/012 prise par le Président National du Parti, M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le 24 octobre 2012. Décision nommant les membres de la présidence du parti. Dans le lot, il y a notamment les Secrétaires du parti, chefs de mission, les adjoints aux chefs de mission, le Secrétaire Général du Parti, les Secrétaires Généraux adjoints, Chefs de Départements, Adjoints aux Chefs de Départements. S’agissant des Départements, M. Tshilombo Tshisekedi Félix garde sa place au Département des relations extérieures ; M. Kapay Anatole est à l’Organisation ; Kapika Joseph à la Communication, Information et Mobilisation ; M. Mulumba Corneille au Plan ; Kamulombo Sylvain aux Finances…Toutes les dispositions antérieures et contraires à la présente décision sont abrogées. Découvrez, ci-dessous, les personnes nommées par M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, à la présidence du parti.

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La Pros.


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Budget 2013,La MP à l’épreuve. Nécessité d’une solidarité autour de Matata

(L'Avenir Quotidien 02/11/2012) *Pour cet exercice, un accent est mis sur les ressources innovantes, c’est-à-dire, celles issues du crédit carbone, des entreprises structurantes, du partenariat public-privé, des budgets annexes et des comptes spéciaux tels que le Fonds national d’entretien routier, etc.
*La solidarité de tous les députés de la Majorité Présidentielle est nécessaire et elle ne devra pas se tromper d’adversaire. Il y a nécessité d’un débat franc sur ce budget, même si chaque député doit jouer son rôle. C’est en principe aujourd’hui que le Premier ministre Matata Ponyo doit présenter et défendre le budget 2013 au Parlement.
Comme il faut bien le rappeler, ce budget a été élaboré au moment où le pays est confronté à une situation de guerre dans sa partie Est. La résolution du conflit implique l’amorce de plusieurs initiatives et actions sécuritaires et diplomatiques. De même, les élections sénatoriales et provinciales étant programmées en 2013, le projet du budget aligne des crédits nécessaires pour leur couverture.
En effet, le projet du budget 2013 situe les recettes à 6.973,9 milliards de FC contre des dépenses de l’ordre de 7.078,2 milliards de FC, soit un gap (déficit) de 104,3 milliards de FC pour lequel un financement est à rechercher au cours de l’exercice.
Les recettes de l’exercice 2013 sont évaluées à 6.973,9 milliards de FC et dégagent un taux d’accroissement de 1,3% par rapport à leur niveau de 2012 fixé à 6.609,2 milliards de FC. Les dépenses de l’exercice 2013 elles, sont évaluées à 7.078,2 milliards de FC, représentant 36,7% du PIB et un taux d’accroissement de 7,1% comparativement à leur niveau de 2012 fixé à 6.609,2 milliards de FC.
Toujours dans ce budget, un accent a été mis sur les ressources innovantes, c’est-à-dire, celles issues du crédit carbone, des entreprises structurantes, du partenariat public-privé, des budgets annexes et des comptes spéciaux tels que le FONER, etc.
Ce budget qui sera présenté aux élus du peuple, mérite d’être soutenu pour plusieurs raisons. D’abord, il tient compte des besoins réels de chaque institution et ministère par rapport aux recettes mobilisées. Ceci pour dire que lorsque le pays n’aura pas produit assez d’efforts pour mobiliser plus de recettes, il n’aura des dépenses qu’au prorata des recettes réalisées.
En suite, le circuit de payement par avoie bancaire qui a été utilisé peut permettre de soulager pas mal de fonctionnaires et agents de l’Etat, à travers le reliquat engrangé par le Gouvernement. Enfin, les recettes issues du Go Pass sont attendues fiévreusement par les élus du peuple qui avaient déjà élaboré des recommandations à cet effet lors de la législature passée.
Un budget réaliste
Pour plusieurs observateurs de la scène politique, le budget tel que va le présenter le Premier ministre est un budget réaliste, celui qui tient compte de la réalité. Matata imprime un nouvel élan à travers ce budget qui prévoit un gap, lequel il faut le rechercher au cours de cet exercice. Ceci pour dire que le Premier ministre ne travaille qu’avec les recettes sûres, même si la comptabilité publique veut que l’Etat songe d’abord aux dépenses.
Il reviendra donc à son gouvernement de chercher l’argent pour compenser ce gap. Le premier ministre n’a pas voulu miroiter aux honorables députés des recettes qui seront difficilement mobilisées. Mais il veut présenter la situation telle qu’elle se présente, mais en exigeant la discipline au niveau de tous les services mobilisateurs des recettes.
Au regard de tout ce tableau qui vient d’être dressé, disons que la solidarité de toute la Majorité Présidentielle est nécessaire, lorsqu’on sait dans quelles circonstances a été élaboré le budget. De même, les députés nationaux de tous les bords ne devront pas se tromper d’adversaire, car l’adversaire est connu : c’est la pauvreté qui décime plus d’une moitié de la population congolaise. « Ici, l’adversaire n’est pas un député d’une obédience différente à la vôtre, l’adversaire est celui qui ne veut pas que le budget se dote d’un budget en vue de son développement. »
Pour arriver à réaliser tous ces défis, il est préférable que chacun joue effectivement son rôle. Le parlement demeure l’autorité budgétaire par excellence. La population voudrait tout simplement qu’il exerce son mandat afin de lui donner un budget capable d’améliorer sensiblement ses conditions de vie. Il est établi que le Parlement est composé de la Majorité Présidentielle et de l’Opposition.
Même si par nature l’Opposition doit voter contre, il faut quand même reconnaitre que parmi les membres de cette opposition il y a des personnes de bon sens, celles qui votent un budget comme celui-ci lorsqu’elles se rendent compte que l’intérêt du pays est en jeu.
Quid de l’exécution du budget 2012
omme il est de coutume, avant de pouvoir débattre d’un budget, il est toujours prudent de jeter un regard sur le budget précédent. Dans le cas d’espèce, il s’agit du budget 2012 dont on renseigne qu’à fin juin 2012, les recettes totales réalisées se chiffrent à 1.966,1 milliards de FC, contre une prévision établie de l’ordre de 3.304,6 milliards de FC toutes sources confondues, soit un taux de réalisation de 59,5%. Ce montant, renseigne-t-on au niveau du Gouvernement, est constitué de recettes internes de l’ordre de 1.652,5 milliards de FC des recettes extérieures chiffrées à 313,6 milliards de FC.
Quant aux dépenses, disons qu’au terme du 1er semestre, elles se sont chiffrées globalement à 1.504, 8 milliards de FC contre une prévision linéaire de 3.304,6 milliards de FC, soit un taux d’exécution de 45,5%. Elles sont financées par les ressources internes à concurrence de 1.304,0 milliards de FC, par les ressources extérieures à raison de 156,0 milliards de FC. Il convient de noter également que 44,7 milliards de FC ont été exécutés au titre de PPTE.
Après les élections des gouverneurs de provinces et où la Majorité Présidentielle ne s’est pas retrouvée derrière un candidat, il est de l’intérêt de la famille politique du chef de l’Etat de resserrer les rangs derrière Matata Ponyo. Le Premier ministre mérite la confiance de tout le monde, surtout des élis légitimes du peuple, au regard des efforts qu’il ne cesse de fournir.

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Licence 3G : une maffia couverte par la justice

(Le Potentiel 02/11/2012) L’Etat congolais en difficulté au Tribunal de commerce de Kinshasa/Gombe. Un sujet libanais, se présentant comme détenteur d’une bande de fréquences de 700 mégahertz (Mhz), s’oppose à l’attribution des licences 3G aux quatre opérateurs (Vodacom, Airtel, Tigo et Africell), opérée par l’Etat congolais contre paiement de 15 millions USD chacun. Contre toute attente, le Tricom/Gombe a tranché, dans un procès expéditif, en sa faveur, obligeant l’Etat à suspendre l’exploitation du 3G, en attendant l’issue finale du procès. La modalité d’attribution en 2004 de la bande des fréquences au sujet libanais – pour une modique somme de 14 000 USD - et le verdict rendu le 26 octobre 2012 sont la preuve d’une maffia couverte par la justice dans le juteux secteur des télécommunications.
Le gouvernement, représenté par le président de la République et l’Autorité de régulation des télécommunications ainsi les quatre opérateurs de la téléphonie cellulaire (Vodacom, Tigo, Airtel et Africell) à qui l’Etat congolais a récemment vendu la licence de la technologie de troisième génération, dite 3G, sont traînés devant le Tricom/Gombe. La partie demanderesse est une nébuleuse société, dénommée «NBC (Netherlands British Company», société de droit congolais spécialisée dans la télédistribution et détenue par un sujet se réclamant de nationalité libanaise. NBC n’existe malheureusement que sur papier, n’ayant nullement émis sur le sol congolais.
Pire, ce distributeur d’images n’est répertorié nulle part. A commencer par l’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo (ARPTC), «NBC» n’est connu qu’à travers une photocopie libre exhibée devant le Tricom/ Gombe. Dans tous les registres des services compétents de l’Etat, cet opérateur n’est pas signalé.
Selon sa propre photocopie libre – du reste non notarié par les services du ministère de la Justice - des éléments repris démontrent que cette société ne devrait pas prétendre à un quelconque droit sur les fréquences « lui attribuées », soit 700 Mhz pour une période de jouissance de 10 ans, à compter de 2004.
Une compromission de l’époque «1+4 »
Des sources du ministère de Poste, Téléphone et Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (Pt et Ntic), l’autorisation, telle que stipulée sur le document présenté devant les juges du Tricom, daterait de 2004, à l’époque de la ministre RCD, Gertrude Kitembo. La validité inscrite sur la licence était de dix années suivant des conditionnalités précises à respecter, notamment le paiement à la DGRAD des redevances au profit du Trésor public.
Jusque-là, renseignent les mêmes sources, il n’existe que les traces d’un paiement de 14 000 Usd payés par des voies non encore élucidées en contrepartie du droit de propriété de la banque des fréquences de 700 Mhz.
En dehors de cette modique somme pour laquelle NBC se réclame propriétaire de la bande d’utilisation de la licence 3G, plus rien n’a été, confirment les mêmes sources, versé à l’Etat par le sujet libanais.
Aussitôt que le gouvernement congolais avait opté pour l’attribution des licences 3G à des opérateurs œuvrant au pays contre paiement de 15 millions USD chacun, le sujet libanais dont l’activité en matière de télédistribution n’est connue que de lui-même, est passé à l’offensive. Il s’est donc plaint auprès de la justice pour cause de trouble de jouissance.
Dans les faits, il considère que l’Etat congolais et les opérateurs de téléphonie cellulaire lui empêchent de jouir de son droit sur les 700 Mhz payés en 2004 à 14 000 USD à l’Etat congolais, via l’ex-ministre RCD, Gertrude Kitembo.
« NBC » et son propriétaire exigeraient, pour compensation, de chaque opérateur de la téléphonie cellulaire ayant acquis une autorisation d’utilisation de la licence 3G de lui verser la bagatelle de 5 millions USD, soit 20 millions USD pour les quatre sociétés réunies. Ça sent l’arnaque. Mais, la justice congolaise a eu une autre lecture des faits.
Coup de théâtre au Tricom/Gombe
Coup de théâtre au Tricom de Gombe. Car, en pleine instruction l’affaire, l’avocat de la République s’est curieusement retourné contre son client, l’Etat congolais. Il a plaidé coupable, invitant les autres parties au procès à faire de même. Puis, coup de tonnerre ! Le tribunal du commerce de Gombe a pris directement l’affaire en délibérée, et ce, en dépit de l’absence de l’ensemble des parties non saisies régulièrement.
Le verdict rendu le 26 octobre est étourdissant : la NBC a gagné. Le Tricom/Gombe a, dans son arrêt avant-dire droit, invité l’ARPTC à de suspendre l’utilisation de la licence d’exploitation 3G sur la fréquence 2 100 Mhz et d’attribuer celle-ci à NBC, l’entreprise de télédistribution des signaux visuels par réseaux hertziens.
A la suite de ce jugement, les opérateurs, particulièrement Vodacom qui expérimentait la technologie 3G à Kinshasa et à Lubumbashi, se sont vus juridiquement dans l’obligation d’arrêter toutes les opérations sur les fréquences querellées. C’est la règle dans un Etat de droit où les arrêts, rendus dans les formes requises par la loi, sont d’abord exécutés, sauf en cas d’existence d’un recours suspensif.
Selon l’Agence Ecofin, Vodacom, qui est déjà en phase d’expérimentation, a dit attendre la saisine officielle par le greffier du Tricom/Gombe pour se conformer à la décision prise par le Tribunal. Airtel, en ce qui le concerne, considère cette décision comme « un frein au développement », rapporte la même source.
Retour des flammes
Au regard des éléments contenus dans le dossier, le jugement expéditif rendu par le Tricom de Gombe ne résistera pas à un regard critique du juge d’appel. En fait, la photocopie libre produite devant le juge ne constitue pas un élément matériel irréfutable. La mise en branle du mécanisme de déchéance de cette licence qui, en réalité, n’a jamais existé auprès de l’ARPTC, ne laisse entrevoir aucune chance pour NBC.
Deuxième difficulté en perspective, l’ARPTC est la seule instance habilitée à délivrer des bandes de fréquences hertziennes aux demandeurs des fréquences à dater de l’année 2002. Curieusement, NBC a obtenu sa licence du ministère des PTT, sans avis préalable de l’ARPTC. Bizarre !
Troisième entorse, NBC n’est pas règle de paiement des taxes et redevances dues à l’Etat congolais pendant plus de dix années. Et, la liste n’est pas exhaustive.
Le retour des flammes risque de faire mal, très mal au téméraire NBC sur qui un rappel d’arriérés de paiement des taxes et redevances pourrait être appliqué. En effet, pour 1Mhz, le détenteur est contraint au paiement de 1 500 USD annuels des redevances à la DGRAD. 700 Mhz multipliées par autant d’années de non paiement alourdiraient l’ardoise de ce maladroit sujet libanais.
Par ailleurs, les opérateurs qui n’ont pas encore débuté les expérimentations sur les fréquences pourraient exiger des réparations pour causes d’accusations gratuites et calomnieuses. Tigo se propose déjà d’aller en ce sens. Quant à Vodacom qui a déjà amorcé la phase d’expérimentation, il pourrait réclamer et obtenir des dommages et intérêts pour le préjudice subi à la suite de ce jugement du Tricom de Gombe.
Ayant secoué le cocotier, NBC et son patron devront s’attendre à un retour des flammes foudroyant.
La 3G, qu'est ce que c'est ?
La téléphonie mobile a connu plusieurs étapes avant d'arriver aux impressionnants vidéophones que l'on voit aujourd'hui.
Il y a eu la période analogique, dès les années 1980, avec ses téléphones plus gros qu'une valise (sans parler de l'antenne de 3 mètres de long) : réservée avant tout au monde professionnel, elle n'a pas connu de véritable essor parmi le grand public.
Vient ensuite le GSM. Sans entrer dans les détails techniques, la norme GSM permet d'obtenir une bien meilleure qualité d'écoute, un « accrochage réseau » bien plus performant… C'est la norme que tout le monde utilise aujourd'hui, bien qu'elle ait connu quelques améliorations, les normes GPRS & EDGE pour ne pas les citer. Concrètement, ces normes permettent d'augmenter le débit de la connexion, c'est-à-dire la quantité d'informations transmises pendant une période donnée.
La troisième génération (3G) désigne une génération de normes de téléphonie mobile. 3G pour 3ème génération, son nom technique étant les normes Universal Mobile Telecommunications System (UMTS) et CDMA2000, permettant des débits bien plus rapides (de 2 à 42 Mb/s prévus à maturité du réseau) qu'avec la génération précédente, par exemple le GSM.
Les premières applications grand public de la 3G sont l'accès à Internet, le visionnage de vidéos voire d'émissions de télévision et la visiophonie, téléchargement de musiques etc.

Publié le vendredi 2 novembre 2012 00:20
Écrit par LE POTENTIEL


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RDC: une journée Ville Morte pour protester contre le climat de terreur (REPORTAGE)

(Xinhuanet 02/11/2012)
KINSHASA -- La ville Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu a connu le 31 octobre une paralysie générale, à la suite du mot d'ordre d'une journée Ville Morte lancé par le bureau de la société civile du Sud-Kivu.
Les organisateurs ont dit avoir organisé cette action pour protester contre la dégradation de la situation sécuritaire dans les deux provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
En l'espace d'une semaine ; au mois 5 personnes ont été tuées dans la ville de Bukavu. Le jeudi 25 octobre dernier, le Dr Denis Mukwenge, spécialisé dans le traitement des femmes victimes de viols et autres violences sexuelles a été attaqué par des hommes armés qui ont fini par tuer sa sentinelle.
"C'est la raison pour laquelle nous avons tenu à organiser cette journée Ville Morte", a expliqué M. Raymond Hamisi, membre de la société civile du Sud-Kivu.
Selon la société civile du Sud-Kivu, son appel est suivi par 70% des habitants de Bukavu et de ses environs. "Tôt le matin, les élèves qui dirigeaient vers leurs écoles respectives, ont vite rebroussé chemin. Il n'y a eu pas d'enseignants. Les travailleurs, qui ont l'habitude d'envahir l'artère principale de la ville en direction de leurs lieux de travail, n'ont pas été aussi nombreux que d'habitude", a déclaré le 31 octobre M. Hamisi.
Plusieurs magasins et boutiques étaient fermés pendant toute la journée. Au niveau du marché de Nyawera, les marchands étaient présents. Mais, ils n'ont pas étalé leurs marchandises, non par respect du mot d'ordre de la société civile, mais plutôt par crainte d'éventuels pillages.
Par cette journée ville morte, la société civile entend dénoncer l'insécurité qui a fait surface dans la ville de Bukavu en particulier et dans les deux provinces du Kivu en général. Selon les organisateurs, cette situation est caractérisée notamment par l'activisme des groupes armés, les enlèvements et assassinats ciblés, la multiplicité des taxes ainsi que la paupérisation de la population.
Pour plusieurs observateurs, les assassinats et tentatives d'assassinat observés ces jours ci à Goma s'inscrivent dans une logique bien claire, celle qui consiste à créer un climat de terreur dans la province de Sud-Kivu en général, dans la ville de Bukavu en particulier.
Ce climat de terreur profite bien entendu à tous ceux qui se livrent sans ménagement aux pillages des richesses du pays, au trafic et au commerce illégal d'armes ainsi qu'aux groupes armés qui se comportent en véritables terroristes dans une région, où il faut le reconnaître, il y a une absence de l'autorité de l'Etat.
L'autre face de ce climat de terreur consiste à éliminer physiquement les symboles de la lutte contre les violences, dont notamment des personnalités du genre de docteur Denis Mukwenge, des journalistes et des défenseurs des droits de l'Homme.
Un total de 12 journalistes et défenseurs des droits de l'Homme sont déjà tués dans l'est de la RDC depuis 2009. Par conséquent, les assassinats actuelles visent à créer une psychose de peur de tous ceux qui luttent pour l'émergence de l'Etat et de la démocratie en RDC.
A la lumière de ces faits, une chose reste vraie, c'est que le retour à la paix dans la province du Sud-Kivu passe par la restauration de l'autorité de l'Etat. Il appartient donc au gouvernement congolais de prendre ses responsabilités en garantissant la sécurité des personnes et de leurs biens dans cette partie de la RDC, longtemps restée aux mains des groupes armés, qui, sa foi et moral, pillent, tuent, violent et massacrent des innocents, sans inquiétude de conscience.


 


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Cinq questions à Denis Mukwege

(Le Potentiel 02/11/2012)
1. Denis Mukwege, vous êtes, pour le moment, docteur réfugié à l’étranger. Comment allez-vous ? Quel souvenir avez-vous de cette tentative d’assassinat – on peut le dire – à Bukavu ?
Je me porte bien. Cela prend du temps, mais je me porte bien. Je crois que c’était très dur. Mais je suis avec mon épouse et mes enfants, je sens que je me rétablis progressivement.
C’était un moment très très difficile. Cela s’est passé assez rapidement, en trois phases. La première phase ,c’est que les agresseurs ont maîtrisé d’abord toutes les personnes qui étaient à l’extérieur de la maison. Et dans la maison, donc, ils sont entrés. Ils ont maîtrisé les enfants. Ils m’attendaient à l’entrée, et quand j’avais klaxonné, c’est eux qui ont ouvert la porte et m’ont cueilli rapidement. La deuxième phase, c’était de pouvoir partir après nous avoir forcés. Ils ont récupéré les clés de ma voiture. C’est à ce moment-là qu’ils ont commis l’irréparable. D’abord en me braquant, et puis après, quand mon gardien avait crié, ils se sont retournés. En fait, ils l’ont achevé à bout portant. Je suis tombé par terre. La suite était très rapide. Ils ont pu s’échapper avec le véhicule.
2. Et justement, à ce moment-là, docteur, vous vous êtes caché ? Est-ce que vous avez souvenir de la tenue que portaient vos agresseurs ?
Là vraiment, ils ont tiré. On a trouvé six douilles. Mais moi, j’avais l’impression qu’il y avait des coups, qu’ils avaient tiré vers la sentinelle. La suite, je ne peux pas vous dire. J’étais hors de moi-même. Ils étaient en tenue civile. Mais je pense que leur opération a été faite avec professionnalisme et rapidité. Ce sont des tueurs professionnels.
3. Est-ce que des gens vous en voulaient ou vous vous sentiez menacé ? Vous demandez que toute la lumière soit faite sur cette agression, qu’une enquête soit menée ?
Je n’ai pas vraiment de problèmes avec des gens. Je n’avais pas un système de protection spécial. Je n’ai de problèmes avec personne. En ce moment, je pense beaucoup. Si j’ai été agressé en pleine ville, dans un quartier sécurisé, je crois que ma pensée va beaucoup plus à toutes les femmes qui sont à l’intérieur et qui subissent ce que j’ai subi, tous les jours. Finalement ,j’ai pu réaliser que leur situation est très difficile. Et même plus difficile que je ne le pensais, puisque si cela se passe comme ça, en pleine ville, à dix-neuf heures, je peux imaginer que toutes les personnes qui sont sans défense et sans protection sont, en fait, à la merci de toutes les bandes armées. Et je crois que ça devient périlleux. On ne peut pas continuer à assister impuissant aux massacres, aux tueries des innocents. Ma sécurité, c’est une bonne chose. Mais je crois qu’il faut une sécurité pour toute la population. Elle a droit à cette sécurité. Les responsables doivent prendre les responsabilités avec le sérieux qu’il faut.
4. Justement, docteur,le mercredi 31 octobre, était organisé à Bukavu, chez vous, « une ville morte », pour dénoncer cette insécurité, ces violences. Je suppose que d’où vous êtes, vous y avez pensé. Vous avez aussi, je suppose, un message à adresser à tout le personnel de l’hôpital de Panzi, où vous travaillez ?
Je crois que « leur expression » doit être écoutée par les autorités nationales, par la communauté internationale. C’est impensable que pendant seize ans, un peuple soit meurtri de cette façon, au vu et au su de tout le monde, dans un silence complet. C’est un personnel qui se donne corps et âme, qui fait son travail avec amour. Et je pense que le message que je donne à tout le personnel de l’hôpital de Panzi, est de continuer à répondre à la haine par l’amour. Je crois que c’est seulement l’amour qui peut vaincre la haine. Et donc, tous ceux qui commettent des actes barbares sur les malades que nous soignons, commencent à le faire sur eux-mêmes. Je crois qu’il ne faut pas lâcher. Il ne faut pas propager le message de haine. Il faut plutôt continuer à aimer. C’est seulement l’amour qui peut nous affranchir du combat que nous menons contre la violence, contre la haine.
5. Et justement, dans ce cadre-là, vous espérez retourner à vos activités à Bukavu le plus vite possible ?
En partant déjà, j’avais des malades qui sont venus chez moi. Et c’est très pénible de les avoir abandonnés. Quand je les ai vus en train de pleurer, j’ai pleuré avec eux. Et je dois dire que je suis avec eux. J’ai besoin de ce repli, mais je suis tout à fait avec eux. Dès que possible, je serai avec eux.

Tirées de RFI
(*) Médecin et directeur de l’hôpital Panzi (Bukavu/Sud-Kivu)
Publié le vendredi 2 novembre 2012 00:09
Écrit par RFI


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La RD Congo veut désormais 35% des nouveaux projets miniers

(Agence Ecofin 02/11/2012)
Selon Reuters, la RD Congo est en train de modifier son code minier afin de se voir attribuer 35% du capital des nouvelles sociétés d’exploitation minières.

« Nous avons proposé une participation de l'Etat de 35 % quand un permis d'exploration se transforme en un permis d'exploitation. Il est actuellement de 5 % » a explique mardi 30 octobre le ministre des Mines Martin Kabwelulu.
L’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements en RD Congo (ANAPI) indique que seulement 30% des concessions minières disponibles ont été attribuées à ce jour.
Les opérateurs miniers internationaux mettent en garde le gouvernement contre l’instabilité juridique qui pourrait freiner les investissements.
Le gouvernement du Cameroun a annoncé cette semaine une décision similaire, revendiquant désormais 30% pour l’Etat et 10% pour les populations locales.



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Nord-Kivu : l’armée veut encore recruter 800 jeunes pour le service militaire

(L'Avenir Quotidien 02/11/2012)
Le Colonel Mwicho Wabateyi, responsable du recrutement au Nord-Kivu, regrette que plusieurs jeunes ne s’intéressent pas au service militaire. « Ceux que nous avions recrutés, lors de la première phase, nous avons remarqué qu’ils on fui », a-t-il affirmé.
L’officier militaire reconnaît tout de même que ces jeunes recrues « avaient peut être trainé trop longtemps dans les centres de recrutement ». Il affirme néanmoins vouloir « les récupérer et en recruter d’autres pour avoir un effectif important » dans l’armée.
« Notre pays a besoin de militaires pour sa défense. Nous avons un pays très riche, convoité par beaucoup de gens. C’est l’armée qui devra défendre le pays. Une armée moderne, c’est ce que nous voulons », a-t-il déclaré. Le Colonel Mwicho Wabateyi exclut les membres de différents groupes armés de ce processus de recrutement. « Il ya des gens qui sont recrutés parmi les Maï-Maï. Ces gens là, nous ne voulons pas d’eux parce qu’ils connaissent déjà quelque chose de l’armée. Nous voulons des jeunes qui sont à l’école, qui ont terminé les études secondaires, ou l’université, qui ne font rien et qui peuvent venir défendre le pays », a-t-il expliqué. Selon le responsable du recrutement au Nord-Kivu, le quota fixé pour cette province est de mille trois cents recrues.

L’Avenir/RO


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RDC : pourquoi il y a si peu d’IDE ?

(Un Monde Libre 02/11/2012) Alors que l’Asie est un pôle d’attraction des IDE (Investissements Directs Étrangers), l’Afrique en général (3,6% des flux entrants mondiaux d’IDE en 2011, soient 54,4 milliards) et la RDC en particulier ( 2 milliards) restent parmi les régions du monde le moins concernées par les IDE et ce, malgré une dotation factorielle exceptionnelle en ressources naturelles et en main d’œuvre bon marché. Comment expliquer cette situation ?
A l’ère de la mondialisation, on assiste à une explosion des IDE, élément moteur de la multinationalisation des entreprises. Les motivations principales à l’origine de ces investissements sont bien évidemment la réduction des coûts (coûts du travail, optimisation fiscale, etc.), mais aussi la recherche d’économies d’échelle liées à de grands marchés et la conquête de nouveaux marchés. Les effets positifs des IDE sur la croissance économique et du surcroît d’emplois qui en résulte dans le pays d’accueil sont confirmés par de nombreux travaux empiriques.
En RDC, le constat est amer. Le pays susceptible d’attirer des investissements de par l’importance de ses ressources naturelles est de moins en moins attractif. Pour s’en convaincre, le cabinet d’étude Ernst & Young a publié en 2010 un rapport sur les IDE en Afrique, dont il ressort que parmi les 10 pays africains à avoir attiré le plus d’investissements étrangers significatifs de 2003 à 2010, la RDC est absente. Pourquoi ce pays n’attire-t-il pas les IDE ?
La piètre qualité de la gouvernance explique beaucoup. La bonne gouvernance est le chemin le plus sûr pour en finir avec la pauvreté et soutenir le développement comme l’affirmait si bien Kofi Annan alors secrétaire général à ONU. Toujours est-il qu’en RDC, il s’observe une absence de gouvernance efficace et de démocratie qui sont un puissant moteur de développement. Dirigée de main de fer pendant 32 ans par un pouvoir autoritaire qui a progressivement détruit les capacités productives et administratives de l’Etat, la RDC peine à renouer avec la bonne gouvernance tant sur le plan politique qu’économique.
Depuis son accession à l’indépendance, le pays ne connait que des troubles sociaux et politiques, du fait de guerres et de rebellions, en plus d’élections contestées. Un tel climat de faibles conditions de sécurité n’est guère favorable à un afflux des IDE. Dans le même registre Assiedu [1] explique la faible attractivité des pays subsahariens par le risque politique qui sévit dans cette région.
En prenant la liste établie par l’Economist Intelligence Unit, dans la catégorie A des pays où l’on peut investir, il n’y a pas un seul pays Afrique. Dans la catégorie B, il y a la Namibie. Dans la catégorie C, il y a trois pays et tout le reste de l’Afrique est dans la catégorie D, E ou F, c’est à dire dans les pays où l’investissement ne se dirigera pas parce que la prudence économique ne permet pas d’y investir. La RDC, largement à cause d’une gouvernance économique inefficace, fait partie de cette dernière catégorie.
Dans un tel contexte, la corruption est une réalité à la fois endémique et systémique : elle touche la justice, les milieux politiques, l’administration publique, les secteurs minéraliers et pétroliers, la passation des marchés publics, etc. Elle gangrène tous les secteurs de la vie économique de la nation, n’épargnant aucune couche sociale. A cet effet, les enquêtes menées par Kiadiamuyika et kazadi [2] situent le taux de participation à la corruption dans un intervalle de 35 à 55% chez les magistrats, et de 93 à 100% chez les policiers de roulage ( !) et des taximen.
Dans une étude récente, l’économiste congolais Oasis Kodila [3] écrivait : « En 2006, 4 entreprises sur 5 ont dû verser de l’agent de façon informelle à des fonctionnaires (pour faire avancer les choses). 66,25% des entreprises ont fait des cadeaux pour obtenir une licence d’exploitation ». Ce constat n’a pas de quoi surprendre surtout quand il faut 84 jours, 10 procédures et 374% du PIB/hab. (approximativement donc, près de quatre années de revenu moyen d’un congolais !) de frais administratifs pour pouvoir créer une entreprise dans ce pays.
Avec de tels taux, on peut dire que les campagnes de changement de mentalités et de tolérance zéro n’ont pas vraiment donné de résultats concrets. L’IPC (Indice de Perception de la Corruption) de Transparency International plaçait la RDC à la 6ème place des pays africains les plus corrompu en 2011. Ces statistiques viennent corroborer ce qu’avance Assiedu : la corruption est le facteur le plus dissuasif pour l’implantation des IDE en Afrique subsaharienne. Il sied de signaler que pour la plupart des indices de corruption calculés par les agences internationales, la RDC ne fait pas bonne figure. Dans un contexte de corruption endémique, on assiste à un désintérêt grandissant de la part des investisseurs (aux alentours de 7% du PIB en 2011).
Dans le souci de réduire le chômage et permettre une croissance soutenue, l’Etat Congolais doit faire de l’amélioration du climat des affaires et de la promotion d’un état de droit une priorité. Et définir une vraie politique de lutte contre la corruption. Sinon la RDC demeurera encore pour longtemps une destination à haut risque pour des investissements étrangers.

Auteur : Kambamba Darly
Kambamba Darly est Economiste à l’Université de Kinshasa.
Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org


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Le gouvernement promet de se rattraper dans le Doing Business 2014

(Le Potentiel 02/11/2012)
Malgré le mauvais score affiché par la République démocratique du Congo dans le rapport Doing Business 2013 qui, par ailleurs, n’a pris en compte que la période de janvier à mai 2012, le gouvernement promet de se rattraper dans le prochain Doing Business 2014.Célestin Vunabandi, ministre du Plan et Suivi de la mise en œuvre de la Révolution de la modernité, également président du Comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires (CPCAI) et du Task force gouvernemental sur le climat des affaires, y croit fermement.
C’est un homme à la fois confiant et optimiste qui s’est présenté hier jeudi devant la presse réunie au centre d’événements Roméo Golf à Gombe. « La situation de la RDC va certainement s’améliorer », a-t-il convaincu de la pertinence et de l’efficacité des réformes entreprises par le gouvernement pour assainir davantage le climat des affaires, au nombre desquelles il a cité la ratification des instruments d’adhésion à l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada).
En effet, le fait d’adhérer au droit OHADA a un impact positif sur cinq indicateurs, à savoir : « la création d'entreprise, l'accès au crédit, la protection des investisseurs, l'exécution des contrats et la fermeture d'entreprise ou résolution de l'insolvabilité ». Ce qui, vraisemblablement devait aider la RDC à améliorer sensiblement sa position dans le prochain Doing Business.
« C’est possible », a-t-il dit, se référant au grand dynamisme qui anime le gouvernement, particulièrement le Premier ministre, pour gagner ce pari. La redynamisation du CPCAI, l’organisation en août du premier forum national sur le climat des affaires, la mise en place du Task force gouvernemental sur le climat des affaires sont autant d’actions qui, selon lui, devaient agir favorablement sur la position de la RDC dans le Doing Business 2014.
Revenant sur la position de la RDC dans le rapport Doing Business 2013 dans lequel la RDC a alignée à la 181ème position sur un échantillon de 185 pays, le ministre Vunabandi a attribué ce mauvais score à plusieurs raisons, dont les plus importantes tiennent d’un côté, selon lui, au retard mis dans la mise en place des institutions issues des élections du 28 novembre 2011, et de l’autre, au retard dans l’adhésion à l’OHADA qui « n’est intervenue que bien après la clôture de la période de collecte des données par les services Doing Business » ; les enquêtes du Doing Business 2013 s’étant limité à la période du 1er janvier au 31 mai 2012, alors que le dépôt d’instruments de ratification du traité Ohada n’est intervenu que le 13 juillet 2012.
Selon lui, la RDC aurait pu gagner quelques points « par le seul fait de l’existence des actes uniformes sur le droit commercial général, sur les sociétés commerciales, sur les sûretés, sur les procédures de recouvrement simplifiées et des voies d'exécution et sur les procédures collectives d'apurement du passif ». Par ailleurs, il a fait observer que la non-mise en œuvre des réformes menées à ce jour, notamment due aussi bien à la faiblesse de l'administration publique et de l’appareil judiciaire qu'à la résistance aux réformes, a nettement influencé la position de la RDC dans le Doing Business 2013.
Raison d’espérer
Mais, ce n’est pas une raison, pense-t-il de baisser les bras. « Dans le rapport 2014 qui sera publié en 2013, on ne manquera pas d'enregistrer un mouvement significatif, suite notamment aux efforts de réformes en cours l'ensemble des indicateurs et grâce à la prise en compte de celles menées dont l'adhésion à l'OHADA, l'application du nouveau code des douanes, la mise en œuvre de la TVA, la suppression des perceptions illégales aux frontières, la réduction du taux d'imposition sur les bénéfices et fixation de la nomenclature des actes générateurs des recettes du pouvoir central et des provinces », croit-il.
Il fonde son optimisme sur « les réformes en profondeur » initiées sur le Guichet unique de création d'entreprise, sur le Registre de commerce et de Crédit mobilier (RCCM), sur le Guichet unique intégral pour les opérations d'import et d'export ainsi que sur le crédit-bail et la modernisation de la centrale des risques, qui devaient, selon lui, « permettre à la RDC d'aller encore de l'avant » dans le cadre de l’amélioration de son environnement des affaires.


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RDC: près de 2 000 familles déplacées au Sud-Kivu bénéficient de l'assistance du CICR

(Xibar.net 02/11/2012) KINSHASA -- Le Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR) a distribué du 30 au 31 octobre à Kalungu, territoire de Kalehe, des vivres et des bâches à près de 2 000 ménages déplacés d'Ufamandu et de Zuralo présents à Lumbishi, Numbi et Shanje, en province du Sud-Kivu, a indiqué un rapport du 31 octobre du Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations-Unies (OCHA), parvenu le 1er novembre à l'Agence Xinhua."Chaque ménage a reçu 30 kg de farine de maïs, 10 kg de haricot, 5 litres d'arachide et 500 grammes de sel qui lui permettront de couvrir ses besoins alimentaires pendant deux semaines et de faire face à ses besoins d'hébergement", a poursuivi ce document, ajoutant que, Lumbishi, Numbishi et Shanje se trouvent dans une zone inaccessible par véhicule, les bénéficiaires ont dû se déplacer à Kalungu pour récupérer cette assistance.
Ces personnes se sont déplacées depuis la fin du mois de juillet, suite aux affrontements entre des groupes armés dans leurs milieux d'origine, a ajouté le document.
Le rapport onusien ne fait allusion à aucune assistance précédente. Contactés par téléphone par l'Agence Xinhua, à savoir si c'était la première assistance des humanitaires destinée à ces déplacés, le CICR et l'OCHA n'ont pas rependu à cette préoccupation évoquant que "c'est une question délicate".
Les conflits armés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) sont à la base de l'insécurité provoquant ainsi des déplacements involontaires des familles vers les camps de déplacés où vers les pays voisins de la RDC.



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CAN (F)-2012: la Guinée équatoriale lamine la RDC (6-0)

(Direct.cd 02/11/2012) Les Léopards Dames seniors de la RDC ont été humiliées, mercredi 31 octobre au stade de Malabo, par les Nzalang National de la Guinée Equatoriale (0-6), en match de la deuxième journée de la Coupe d’Afrique des nations de football féminin (groupe A). Les joueuses congolaises ont été méconnaissables du début à la fin de cette rencontre. Elles ont subi le jeu durant toute la rencontre et n’ont amorcé aucune action tranchante dans le camp adverse. Les six buts équato-guinéens ont été marqués par Anonman Ze Genoveva (29’), la capitaine de l’équipe qui évolue au FFC Turbine Potsdam (club champion d’Allemagne 2012) et un auto-goal de Bwadi Mwalutshe (39’), joueuse de FCF Bana Mazembe. Le marquoir indique 2-0 à la pause en faveur des Guinéennes.
A la reprise, le coach Gauthier Muzangi va procéder au changement. Bwadi Mwalutshe cède sa place à Nanouche Lumbu Kuba. L’entrée de l’athlète de FCF Force Terrestre/Kinshasa n’apportera rien dans le système défensif des Léopards.
Les Guinéennes vont continuer à mettre la pression sur les Congolaises qui encaisseront trois buts en onze minutes avant de corser la mise à quatre minutes de la fin du match.
Gloria Chinasa Okoro, joueuse de Unia Racibos/Pologne (63’), Jade Boho Sayo de Rayo Valecano/Espagne (66’).
La capitaine équato-guinéenne va marquer son deuxième but sur penalty (74e) suite à un contrôle de la main de Judith Tondo Lungemba dans la surface de réparation. A la 86e minute, elle signe son triplé de la rencontre.
Avec cette victoire, la Guinée équatoriale totalise 6 points (+7). Elle est directement qualifiée pour les demi-finales de cette compétition qu’elle organise.
Pour se qualifier, la RDC devra s’imposer le dimanche 4 novembre prochain face à l’Afrique du sud, victorieuse du Sénégal (1-0), ce même mercredi en première rencontre.

Classement partiel du groupe A:

Guinée Equatoriale 6 points (+7)
Afrique du sud 3 points (0)
RDC 3 points (-5)
Sénégal 0 point (-2).


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La Congolaise des voies maritimes (CVM) sauvée de justesse d’être avalée par la société belge Dredging International NV

(Digitalcongo.net 31/10/2012) Découverte d’une sordide combine tramée autour et dans le lot des dossiers glissés dans la mallette du Premier ministre Matata Ponyo à l’étape de Bruxelles de son récent périple européen : une sombre convention a failli être conclue sous sa signature pour faire avaler la CVM par la société belge Dredging International HV.
Coup de chapeau au Premier ministre Augustin Matata Ponyo qui vient de démontrer son haut degré de veille scrupuleuse comme sur la prunelle de ses yeux et de vigilance très avisée sur les intérêts de l’Etat congolais, en évitant de tomber dans un très glissant piège lui tendu à l’étape de Bruxelles de son récent périple européen.
Les connaisseurs des méandres des affaires publiques savent que de grosses affaires sous-tendent souvent les tractations qui motivent la coopération que les hommes d’Etat ont généralement la charge d’organiser entre les pays qu’ils dirigent. Il arrive ainsi que des intérêts d’Etats se retrouvent bradés dans les marchés qui y sont boutiqués. On parle des contrats léonins par lesquels des dirigeants irresponsables et cupides acceptent d’être corrompus au détriment des intérêts de leur pays. Il faut être un dur à cuire et aimer réellement la terre de ses ancêtres pour refuser les appâts des vautours parmi lesquels se recrutent aussi des soi-disant compatriotes. De quoi s’agit-il ?
Le Premier ministre Matata ne savait peut-être pas que sa suite dans son périple était truffée de prédateurs à la solde d’une entreprise de droit belge dénommée Dredging International NV. Il y avait dans cette équipée des comploteurs mijotant un abominable projet de faire signer à l’autorité congolaise une drôle de convention au terme de laquelle il est question dans un proche avenir de faire bénéficier à la société belge concernée d’un juteux fonds envisagé d’être créé par le gouvernement congolais pour assurer le dragage sur le bief maritime congolais, activité dévolue comme on le sait à la Congolaise des voies maritimes, CVM.
Pour la toute petite histoire qui se bruite dans les milieux de la CVM- sa représentation de Kinshasa où les langues se délient, le 17 octobre 2012, un dossier sulfureux avait brusquement atterri dans les instances dirigeantes de la congolaise de Voies Maritimes pour être soumis à la sanction du Conseil d’Administration avant de faire partie de la série de documents que le Premier Ministre était attendu devoir signer avec les partenaires lors de son voyage en Belgique.
Une Conseil d’Administration extraordinaire a dû être tenue à la sauvette sous la direction de son Président, Mme Marie-Madeleine MIENZE KAIKU pour statuer sur le dit dossier. L’empressement et la hâte avec lesquels les membres du Conseil étaient conviés à se prononcer étaient déjà considérés de suspects par les concernés que la direction n’a jamais consultés de cette manière. Ne prenant conscience du document du dossier leur soumis que juste pour le parcourir à m’expéditive réunion pour s’y prononcer directement, les membres du Conseil avec évidemment à la tête leur présidente émettent des réserves pour finalement déboucher par un refus de donner caution à ce qu’on peut qualifier de contrat léonin à conclure entre la CVM et Dredging International.
Il sautait aux yeux à la lecture des termes du contrat que des dégâts à long terme pour la RDC émaillaient les deux dossiers soumis à l’examens, à savoir :
1.Il y était question de création d’une entreprise de dragage complémentaire qui englobe la totalité de l’objet social de la CVM et dans laquelle la RDC détiendrait 49% des parts tandis qu’il reviendrait à la Belgique la majorité des 51%.
2.Le protocole d’accord ou la convention à conclure donne à Dredging International NV la gestion totale du Fonds d’entretien maritime du bief maritime du fleuve Congo que le gouvernement se propose de créer, à l’instar du Fonds national d’entretien routier (FONER).
En dépit du refus du Conseil d’Administration de donner un feu vert à ce projet qui a tout l’air d’hypothéquer les intérêts de la CVM, cette Gécamines du Bas-Congo, l’ADG a.i. de la CVM, ci-devant Mme RUGEMANINZI parvient tout de même à convaincre Mme Mienze, le Président du Conseil d »administration de faire partir de la suite du Premier Ministre en Belgique.
Intolérables persiflages de la hiérarchie !
C’est au cours de cette visite que le complot contre la RDC et la CVM va être déjo. En effet, Mme MIENZE refuse de signer les documents compromettants que l’ADG a.i RUGUMANINZI, présente à sa signature sous prétexte que son Conseiller juridique avait procédé au toilettage du dossier en lice en lieu et place du Conseil d’ Administration. Comme si pareil toilettage pouvait se concevoir en aval d’un examen et prononcé du Conseil d’administration habileté à assumer toute la responsabilité qui lui incombe.
Déçue par le refus de Madame MIENZE de signer, Mme RUGE piquera une sainte sinon diabolique colère pour vociférer sans le moindre ménagement contre la présidente du Conseil d’administration des indélicatesses qui font frissonner les bonnes consciences. Se confiant ,sans retenue devant Mr ROUSSEAUX, le patron de BRETTON GOODS, la gestionnaire n° 1 de la CVM tancera vertement Mme MIENZE en allant jusqu’à déclarer à l’endroit de sa patronne que « Cette femme qui se dit SG Adjointe du PPRD la formation politique présidentielle tournée à la circonstance en dérision comme suit « Petit à petit le Rwanda dirige (pprd)le Congo), va me sentir. Dès mon retour à Kinshasa, je vais la virer de la présidence du Conseil comme je l’ai fait pour le précédent ADG a.i. YENGO. Elle croit qu’elle est plus forte que moi qui ai été proposée ministre mais j’ai refusé pour préférer la CVM ! Tous les ministres sont en poche, à commencer par le Ministre du Portefeuille.
Le Représentant de la CVM à Bruxelles, je vais le remplacer par mon Conseil Mr CHALUPOSHI, tandis que le Directeur du Chantier NAVAL sera remplacé par mon frère TSHIMANGA. Je vais désigner le Directeur MAPOKO et CAHLUPOSHI pour infiltrer la Mission du Premier Ministre en Chine dans le but de s’opposer systématiquement à l’acquisition de la drague que le Chef du gouvernement propose d’acheter pour la CVM en Chine. On ne me fera rien. La ministre Louise MUNGAZ est ma sœur !… »
Toutes ces scandaleuses esclandres débitées auprès des partenaires extérieurs parce que -comme on le voit - il y a un exemplaire sursaut de vigilance de protection des intérêts du pays par ses dirigeants responsables dont le Premier ministre Matata démontrent qu’il y a encore des tenaces sapeurs de ce intérêts, puisqu’ils ne désarment pas à persiffler la hiérarchie, mais, pire, à persévérer à contrer le patriotisme des dirigeants en quête des meilleurs marchés pour sortir le pays du cycle de prédation qu’il a trop subi jusqu’ici.

D. Nz./MMC
(DN/Yes)
Last edited: 31/10/2012 16:34:26


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Election des gouverneurs : Jacques Mbadu élu au Bas-Congo, Jean Bamanisa en Province Orientale

Radio Okapi 31/10/2012)
Jean Bamanisa a été élu gouverneur de la Province Orientale avec 48 voix contre 45 pour son concurrent Jean Tokole, ce mercredi 31 octobre. Au Bas-Congo, Jacques Mbadu a été élu avec 17 voix contre 11 pour Déo Nkusu qui occupait les fonctions de vice-gouverneur depuis 2003. Les deux personnalités élues au second tour vont remplacer leurs prédécesseurs élus députés nationaux lors des élections législatives de 2011.
A l’assemblée provinciale de la Province Orientale, l’élection s’est déroulée dans un climat serein. Sur les 96 députés provinciaux, 95 étaient présents, un seul s’est absenté pour cause de maladie. Selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Jean Bamanisa Saidi, candidat indépendant, a été élu gouverneur de la Province Orientale par 48 voix contre 45 pour Jean Elonga Tokole, lui aussi candidat indépendant. Le comptage était serré. Deux bulletins ont été déclarés nuls.
Selon les sources locales, la ville de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale serait en liesse après l’annonce de ces résultats.
Jean Bamanisa devient ainsi le 38è gouverneur de la Province Orientale depuis l’indépendance. Elu député national de la circonscription de Kisangani en 2006, Jean Bamanisa est un homme d’affaires bien connu dans sa province. Son groupe d’entreprises Baje Sprl œuvre dans divers domaines dont l’immobilier, la jardinerie, la promotion des investissements et la restauration. Jean Bamanisa a été administrateur délégué de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) de 1998 à 2004.
Jacques Mbadu élu au Bas-Congo
Avec dix-sept vois, Jacques Mabdu a été proclamé gouverneur de la province du Bas-Congo. Deo Nkusu son challenger a obtenu onze voix. Dans une conférence de presse animée peu après l’élection, le candidat Deo Nkusu a déclaré qu’il rejette les résultats de ce scrutin.
L’élection partielle du second tour s’est déroulée dans un climat apaisé au sein de l’Assemblée nationale en présence des observateurs tant nationaux qu’internationaux précisément de la Monusco, des journalistes et des membres de la commission électorale nationale indépendante (Ceni), avec à sa tête son vice président Jacques Djoli.
Certains observateurs ont félicité la transparence dans laquelle ces élections se sont déroulées et l’attitude responsable des témoins des candidats. Après l’annonce des résultats par la Ceni, les partisans de Mbadu sont descendus dans la rue pour célébrer la victoire de leur candidat.
Mais qui est Jacques Mbadu Situ?
La cinquantaine révolue, Jacques Mbadu Nsitu, est mariée et père de plusieurs enfants. Il a été élu député national, dans la circonscription électorale de Boma, avec dix-sept mille neuf cents voix aux législatives de 2011.
Ses proches l’ont surnommé « Jacques ba moyens » grâce à ses actions de générosités en faveur de la population. Nommé gouverneur intérimaire en 2006, en remplacement de feu Tsasa Di Ntumba, pour un mandat de 6 mois, il fut élu sénateur, au cour de la même année.
Il est le président du parti politique Accord pour l’alliance avec les Alliés de la Majorité présidentielle. Il est s’est présenté en indépendant aux élections de gouverneur dans la Bas-Congo.
Le premier tour des élections des gouverneurs du Bas-Congo et de la Province Orientale ont eu lieu le dimanche 28 octobre.
La Ceni a organisé cette élection pour remplacer Floribert Mbatshi (Bas-Congo) et Médard Autsai (Province Orientale) élus députés nationaux en novembre 2011. En RDC, les fonctions de gouverneur de province sont incompatibles au mandat de député national.
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André Flahaut demande à la communauté internationale de s’engager pour ramener la paix dans l’Est

(L'Avenir Quotidien 02/11/2012) Au cours d’une conférence de presse tenue dans le bureau du gouverneur du Nord-Kivu, André Flahaut a déclaré :
« Il est nécessaire que cessent toutes les actions qui sont menées aujourd’hui par de petits groupes. Il faut que tous les Etats concernés s’engagent à mettre en œuvre tout ce qui est nécessaire pour faire cesser finalement des actes des rébellions et des mutineries. »
Il a estimé que la stabilité dans la sous-région passerait par le respect de la souveraineté et de l’intégrité des ces Etats. « C’est un préalable. On ne peut pas envisager de dialogue si on n’est pas en face des Etats qui sont pleinement souverains », a-t-il poursuivi.
Visitant le camp de déplacés de Mugunga III, André Flahaut a qualifié de « dramatique », la situation de ces personnes qui ont fui des combats entre militaires et miliciens dans leurs villages. Ces déplacés, estimés à treize mille cinq cents, viennent principalement de Masisi, de Rutshuru et de Ufamandu.
En mai dernier, des mutins de l’armée congolaise ont créé le Mouvement du 23 mars. Ils contrôlent depuis plusieurs localités du territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). La RDC, l’Onu et plusieurs organisations accusent le Rwanda de soutenir ce mouvement rebelle, rebaptisé récemment Armée révolutionnaire du Congo (ARC).
Un rapport des Nations unies, qui doit être publié dans le courant de ce mois, accuse des officiels rwandais et ougandais d’apporter un soutien militaire et logistique au M23.
Mais, ces pays rejettent ces accusations, estimant que l’insécurité dans l’Est de la RDC est un problème entre Congolais.
Pour mettre fin à l’activisme des groupes armés dans cette partie du continent, les chefs d’Etat des Grands Lacs ont décidé de déployer une force internationale neutre à la frontière entre la RDC et le Rwanda. La taille, le budget et les pays contributeurs de cette force ne sont toujours pas déterminés.

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